Ils sont trois. Trois personnalités du cinéma dont j’ai relevé cette semaine trois déclarations marquantes faites à la presse. J’ai eu envie de vous les livrer sans trop de commentaire, juste ce qu’il faut pour ne pas vous laisser penser que je verse dans l’hagiographie et l’admiration béates !Citation n°1 : « J’aurais aimé être enseignante », Isabelle Adjani dans le magazine « Pédagogies » n°14 daté avril-mai 2009. Il n’aura échappé à personne que l’actrice est actuellement en pleine promotion de son nouveau film « La Journée de la jupe » dans lequel elle incarne une enseignante qui pète les plombs. Donc, Isabelle rêvait d’être prof. On l’ignorait à vrai dire, mais quelle formidable adéquation avec le film qu’elle défend… C’est épatant ça, à bien y réfléchir. Appliquée à d’autres de ses films, cette parfaite concomitance de ses aspirations d’hier et de sa tournée promo d’aujourd’hui aurait pu donner de savoureux résultats. Pour « L’Eté meurtrier », elle aurait pu confier à « Pimpon Magazine, le mensuel des sapeurs-pompiers » : « J’ai toujours voulu charmer les pompiers pour mieux les manipuler ». Pour "Adèle H" au « Magazine Littéraire » : « Je suis l’arrière -petite-fille cachée de Victor Hugo ». Pour « Nosfératu » à « Don du sang Mag » : « Le sang, c’est bon, c’est bien, le donner, c’est mieux ! ». Pour « La Reine Margot » à « Historia » : « Je me suis toujours senti l’âme d’une royaliste, la République m’ennuie ». On arrête là ? Oui, parce que c’est triste une grande star qui déraille. En l’an pebre (amis du Nord de la France et adeptes de la seule langue d’oïl, il va falloir vous renseigner à propos de cet an-là… je vous fais toute confiance pour mettre un peu d’oc où il faut…), il existait une Adjani qui avait les pieds sur terre et qui pour « vendre » Truffaut, Chéreau ou Rappeneau n’avait pas besoin de faire appel à des vieilles recettes de marketing aussi dérisoires qu’éculées. Vraiment, elle était comme ça, Adjani ? En l'an pebre, je vous dis...Allez, je vais plus vite pour les deux autres !Gérard Lanvin annonce dans le JDD qu’il va peut-être se transformer en réalisateur. Pourquoi, pour faire quoi ? Il ne le sait pas. Puisqu’il attend un scénario. On se disait naïvement que la réalisation, la mise en scène relevaient d’une envie impérieuse, d’une nécessité à dire et à montrer par exemple. On se disait qu’à près de 60 ans, l’acteur pouvait se permettre d’éviter les déclarations creuses. Mais non…Dernière citation : Claude Lelouch va faire tourner à sa nouvelle égérie Audrey Dana trois personnages dans un même film : une grand-mère, sa fille et sa petite-fille. Non ? Si ! Le titre n’est pas encore connu, mais peu importe car c’est tout Lelouch ça : tout est dans tout, partir et revenir, les uns et les autres, la mère et la fille. Embrasser le monde et croire qu'on peut tout raconter. Quand Lelouch cessera-t-il de se prendre pour Dieu et finir en Eugène Sue des faubourgs ? Jamais sans doute. Hélas.La phrase du jour ?« Quatre heures du matin Et quelque part là-bas Le soleil d’aube larmoieSur des champs inondésJe vais bientôt courirEt me jeter vers toiJe viens m’anéantirMe sourire dans tes bras. »Maurice Vallet

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