9 films en compétition plus quelques autres hors compétition ou dans des sections parallèles, Lars von Trier est, depuis plus de trente ans l'enfant terrible du Festival. Son dernier passage fut... détonnant !

Lars von Trier
Lars von Trier © AFP

Amateur de phrases chocs et de films chocs, Lars von Trier est un habitué du Festival de Cannes, pour le plus grand bonheur des journalistes. Adepte des films dramatiques, des prix d'interprétation féminins pour ces actrices, et des scènes tournées vers la torture physique et psychique de ses personnages, il revient au Festival cette année avec The house that built Jack avec Matt Dillon, et Bruno Gantz (que l'on attendait pas dans un tel film). 

Un réalisateur connu...

Il est connu également pour être l'un des fondateurs du Dogme95, mouvement d'avant-garde qui définit une nouvelle manière de filmer et de réaliser des films, d'après dix règles précises, en réaction aux productions habituelles de l'industrie cinématographique. Ce type de films propose une réalisation épurée, simplifiée et voulue plus authentique : pas ou peu de montage, prise de son en direct, scènes filmées caméra à l'épaule, improvisation, etc. Les films représentatifs sont Festen de Thomas Vinterberg (1998) et Les idiots de Lars Von Trier (1998). 

Il est le réalisateur de Dancer in the dark et le grand gagnant de la Palme d'or en 2000. Il y met en scène Björk, gagnante également du prix d'interprétation féminine sur le même 53ème Festival de Cannes pour ce film mélangeant comédie musicale et mélodrame, loin du dogme95. Il réalise également Dogville en 2003, ville funeste aux décors minimalistes dans lequel se côtoient Laurent Bacall, Nicole Kidman et Paul Bettany. 

Ses derniers films ont beaucoup fait parler d'eux : comme Antichrist, drame corporel à trois personnages avec Willem Dafoe, Charlotte Gainsbourg et Storm Acheche Sahlstrøm. Il est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en 2009, il a été récompensé par le prix d'interprétation féminine. Ses gros plans tortueux et torturants autant pour le spectateur que pour les personnages demeurent éprouvants. Melancholia, plus doux, mais plus mélancolique, évoque la fin du monde apocalyptique (rythmé par la musique de Richard Wagner, l'ouverture de Tristan und Isolde) pendant le mariage Kirsten Dunst-Alexander Skarsgård, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2011, ce film y a été distingué par le prix d'interprétation féminine pour Kirsten Dunst. Nymphomaniac est son avant-dernier film, qui a fait grand bruit. Il est présenté en salles en deux volumes, explorant la sexualité du personnage de Charlotte Gainsbourg, qui s'est auto-diagnostiquée nymphomane. 

Après cette filmographie, on ne sait à quoi s'attendre pour le prochain film, présenté à Cannes. 

"The House That Jack Built"

The House That Jack Built est une histoire sombre et sinistre, que Lars von Trier présente comme "un conte philosophique, et parfois humoristique". Présenté Hors compétition, le film propose le parcours d'un an d'un tueur en série campé par Matt Dillon, loin de son personnages dans Mary à tout prix, dont l'unique but est de créer l'oeuvre d'art suprême et sublime par le meurtre de femmes (Uma Thurman, Siobhan Fallon Hogan et Sofie Grabol). Il fait la connaissance du personnage de Bruno Gantz, nommé Verge, avec qui un dialogue s'instaure, semé d'explications et d'introspections de Jack. 

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