Procrastination : c’est le talon d’Achille du blogueur en fin de semaine.Et si on remettait ce post à demain samedi, voire à lundi, histoire de se et vous (!) reposer un peu durant le week-end qui vient ? Et puis non, il faut jouer le jeu. Avec entrain ! Avec joie même.Tout à l’heure, dans l’émission, nous avons reçu la jeune actrice du film « Welcome », Deyria Ayverdi. Il faudrait plutôt écrire la jeune femme d’origine kurde qui joue le rôle de la petite amie du héros kurde du film lequel n’est autre que son propre frère dans la vraie vie (vous me suivez ?!). Parce qu’elle n’est pas une actrice professionnelle. Parce qu’elle fait ainsi ses premiers pas au cinéma. Coup d’essai, coup de maître. Une actrice est née. La directrice du casting du film nous le confirme avec des larmes dans la voix Pas si simple. Elle n’est pas certaine de vouloir le devenir. Elle vous dit ce qui constitue une atrocité dans la société du spectaculaire avec assurance et détermination. Le « Il faut douter » cher à Karl Marx (il avait cette devise au-dessus de son bureau), elle le fait sien. Un nouveau film ? On verra bien ! Retenez bien ce nom Deyria Ayverdi, vous n’en entendrez peut-être plus jamais parler au cinéma ! C’est trop rare, trop unique, trop beau même pour être vrai. Et pourtant, on la croit cette jeune femme. Et l’on se sent solidaire ou presque ! D’une certaine façon, elle aussi, elle est dans la procrastination (les beaux mots, il faut les employer). Tout l’air du temps la pousse à ne pas remettre au lendemain ou aux calendes grecques cette entrée dans la carrière alors que ses aînées y sont encore. Or, Deyria Ayverdi fait de la résistance. En cela, elle est décidément comme son personnage dans le film. Pour l’instant, elle a joué l’effet miroir et correspondance du cinéma : la jeune femme qu’elle incarne, c’est presque elle.À la croisée des chemins, il lui faut choisir. Devenir actrice, c’est peut-être faire l’inverse de ce qu’elle a fait et parfaitement réussi dans « Welcome ». Désormais, pour persévérer, il lui faudra, si elle le veut, appliquer la maxime de Depardieu : « Quand tu pleures, il faut rire à l’intérieur ». Un art, tout un art.La phrase du jour ? « On sourira de nous d’avoir aimé la flammeAu point d’en devenir nous-mêmes l’aliment »Louis Aragon, « Le Roman inachevé »

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