Un film de Giulio Ricciarelliavec Alexander Fehling, André Szymanski, Friederike Becht et Gert VossAllemagne 1958 : un jeune procureur découvre des pièces essentielles permettant l’ouverture d’un procès contre d’anciens SS ayant servi à Auschwitz. Mais il doit faire face à de nombreuses hostilités dans cette Allemagne d’après-guerre. Déterminé, il fera tout pour que les allemands ne fuient pas leur passé

Si l'histoire est fictive, elle inclut des personnalités qui ont réellement existées, comme le procureur Fritz Bauer et le journaliste Thomas Gnielka. Le personnage de Johann Radmann a, pour sa part, été imaginé à partir du parcours des trois procureurs qui ont réellement menés l’enquête à l’époque.Pour travailler son rôle, Alexander Fehling a d'ailleurs pu rencontrer Gerhard Wiese, l’un des procureurs qui a travaillé sur le premier procès d’Auschwitz dans les années 50.

Avec le procès d’Auschwitz commença la véritable phase publique d’assimilation du passé. Que le massacre puisse être considéré comme un crime et non pas comme la conséquence d’une guerre horrible menée sur le front de l’Est, était alors une idée étrangère à beaucoup d’Allemands. D’un seul coup, le mal avait un nom, un visage, un âge et une adresse.Propos de Micha Brumlik, historien à l’institut Fritz Bauer, centre d’information et d’études sur l’Holocauste.© Publié le 21-01-2005 à 12h30 – Le Nouvel Observateur

Le labyrinthe du silence
Le labyrinthe du silence © cwp film heike ulrich

Un peu d'histoire

Le procès de Franckfort connu sous le nom de second procès d’Auschwitz, ce procès fut constitué d’une série de jugements rendus par la justice allemande dans les années 60. L’instruction concernait le rôle de 22 prévenus dans le cadre de l’Holocauste et plus particulièrement de leur implication dans le fonctionnement du camp de concentration d’Auschwitz. Le procureur juif-allemand Fritz Bauer fut à l’initiative de ce procès.En allemand, on parle généralement du Frankfurter Auschwitz-Prozess pour désigner le premier procès d’une série de six, intentés contre des membres du personnel d’Auschwitz, devant le tribunal de première instance de Francfort.Quelques chiffres 183 jours d’audience360 témoins venant de 19 pays différents dont 211 survivants d’AuschwitzSur plus de 6000 anciens SS ayant servi à Auschwitz, seulement 22 ont comparu sur le banc des accusés. Aucun n’a montré le moindre signe de remords.6 des accusés sont condamnés à la prison à vie pour meurtre ou complicité de meurtre. 11 seront condamnés à un maximum de 14 ans de prison, 3 acquittés par manque de preuve et 2 sont morts avant de comparaître.20 000 personnes assisteront à ce procès très médiatisé.

Le labyrinthe du silence
Le labyrinthe du silence © cwp film heike ulrich
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.