"Ad Astra", "Douleur et gloire", "Dumbo", "Grâce à Dieu", "J'accuse !", "Le Daim", "Proxima", "Sorry We Missed You", "Un jour de pluie à New York". Voici la liste des films 2019 qui ont été salués unanimement par vos fidèles critiques du "Masque et la Plume" réunis autour de Jérôme Garcin.

De Woody Allen à Almodovar, en passant par Polanski : retour sur les 10 films qu'il fallait voir en 2019 selon le Masque & la Plume
De Woody Allen à Almodovar, en passant par Polanski : retour sur les 10 films qu'il fallait voir en 2019 selon le Masque & la Plume © Getty

Vos fidèles critiques autour de Jérôme Garcin 

  • Alain Riou (Nouvel Observateur)
  • Charlotte Lipinska (Vanity Fair)
  • Danièle Heymann (Bande à part)
  • Eric Neuhoff (Figaro)
  • Eva Bettan (France Inter)
  • Jean-Marc Lalanne (Les Inrockuptibles)
  • Michel Ciment (Positif)
  • Nicolas Schaller (L’Obs)
  • Pierre Murat (Télérama)
  • Sophie Avon (Sud-Ouest)
  • Xavier Leherpeur (7ème Obsession) 

CINEMA | Les différents films à l'affiche passés au crible des critiques du Masque & la Plume sont à retrouver ici.

"Ad Astra" de James Gray

Nous sommes en 2120 aux côtés de Roy McBride (Brad Pitt), un astronaute de la NASA qui se donne pour mission de retrouver son père, Clifford McBride (Tommy Lee Jones), disparu seize années plus tôt alors qu’il tentait d’établir une base sur Neptune. 

Vers la critique du film

Xavier Leherpeur : "C'est merveilleux, formidable, sublime pour la beauté du spectacle et une histoire absolument bouleversante. Il s'agit de faire un film qui parle du droit à tuer le père et de la possibilité à vivre encore après le père.  

Dieu que c'est grand, immense, beau et fort ! 

Pierre Murat le juge "magnifique, splendide et spectaculaire. Les cinéphiles sont comblés car il rappelle les grands grands films tels que 2001, l'Odyssée de l'Espace de Stanley Kubrick et Solaris d'Andreï Tarkovski".

Pour Éric Neuhoff, "le film réussit à être à la fois grandiose et intimiste [...]

C'est d'une beauté incroyable, on est scotché dans son fauteuil.

On n'a jamais vu ça, c'est d'une profondeur rare cette sorte de lettre d'un fils faite à son père, magnifique et bouleversante, à tel point que tous les pères rêveraient de recevoir une lettre comme cela. Brad Pitt est encore plus émouvant dans ce film". 

Sophie Avon a trouvé le film "très beau et très habile car la quête du père se transfigure à une quête de soi-même : le personnage a besoin d'en passer par son père, de le rejoindre aux confins du système solaire pour comprendre qu'il ne veut pas lui ressembler et qu'il veut, lui, au contraire, apprendre à aimer et vivre sur Terre". 

🎧 Écoutez l'intégralité des critiques échangées à propos de ce film :

6 min

"Ad Astra", de James Gray : les critiques du Masque et la Plume

"Douleur et gloire" de Pedro Almodóvar

Antonio Banderas est Salvador Mallo, à travers lequel Almodóvar raconte son enfance pauvre dans la province de Valence, sa passion pour les livres, sa découverte du cinéma, du désir homosexuel, son addiction à l’héroïne, ses maladies, ses rapports de cinéaste. 

Vers la critique du film

Alain Riou : "C'est grandiose et d'une poésie absolument intense d'autant plus que Pedro Almodóvar est l'un des plus importants metteurs en scène de toute l'histoire du cinéma tant il est celui qui a le plus élargi les esprits étroits [...] Il a travaillé pour la tolérance. 

La mentalité mondiale doit beaucoup à Almodóvar qui donne la niaque au désespoir.

Danièle Heymann : "C'est magnifique, il feint de répondre que ce n'est pas un film sur sa vie alors que ça l'est absolument". 

C'est plus "douleur" que "gloire" mais il y a en même temps une résilience extraordinaire.

Quant à la dernière réplique de ce film, il n'y a pas plus beau, plus simple, plus déchirant, consolateur et créatif !"

Charlotte Lipinska : "C'est un des plus beaux, grands et bouleversants films que j'ai vus depuis des mois. Pedro Almodóvar se dénude complètement émotionnellement, sur ses douleurs physiques, sa solitude, sa dépression et la mélancolie. C'est un film très calme, extrêmement contenu mais dans lequel on retrouve toutes les couleurs vives qui font son cinéma et par lequel il fait ce long chemin introspectif vers la réconciliation : avec son enfance douloureuse, avec sa mère, avec lui-même. 

Il fait une déclaration d'amour au cinéma dont on peut véritablement penser que cet art lui a sauvé la vie.

Pierre Murat : "C'est très beau, beaucoup plus épuré que certains de ses films mais on retrouve son style [...] dans cet art qui est très personnel de nouer les intrigues presque indépendantes les unes par rapport aux autres et qu'il arrive à relier de façon splendide avec plusieurs univers, plusieurs histoires"... 

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6 min

"Douleur et gloire" de Pedro Almodovar : les critiques du "Masque & la Plume"

"Dumbo" de Tim Burton 

Retour dans l'aventure avec notre légendaire éléphanteau Dumbo, séparé de sa maman et vendu à l’horrible Vandemere. Voici une belle fantaisie avec un Dumbo volant dont Tim Burton réécrit l’histoire mais en conservant l’esprit Disney.

Vers la critique du film

Xavier Leherpeur le recommande vivement : "Allez-y, courez-y ! C'est un film absolument magnifique. Je retrouve le grand Burton que j'aime. Là, je lui dois de me ré-émerveiller ! Il rend hommage au premier Dumbo en réinventant des personnages émouvants qu'on n'avait pas vu, tout en attaquant les grands parcs d'attraction. Tout cela au service d'une histoire absolument bouleversante.

C'est un immense nouveau Dumbo 2019 !

Charlotte Lipinska a été elle aussi emportée par le film. "Il n'y avait pas mieux placé que Tim Burton, dont on sait l'amour pour les marginaux, pour les solitaires, pour le cirque et les saltimbanques. Là, tout est réunit en un film avec une richesse visuelle complètement dingue. Le film prouve vraiment que la cupidité mène au désastre". 

Michel Ciment a lui aussi retrouvé le grand Burton : "C'est un très grand film. Burton a été un des très grands cinéastes de la nouvelle génération à Hollywood [...] Il est né avec Disney, ses premiers courts-métrages étaient produits par Disney, il avait fait déjà Alice au Pays des merveilles en prises de vue réelles, et qu'il mélange ici avec une technique phénoménale ! 

Depuis Fellini, on n'a pas vu un tel imaginaire au cinéma ! C'est d'une splendeur !

Sophie Avon a peut-être été moins touchée mais est d'accord avec ses camarades : "c'est vraiment un beau film. La critique contre les parcs d'attraction est extrêmement virulente, il se dresse aussi contre Hollywood et se pose très clairement du côté des artistes. Ce que je trouve beau c'est, rétroactivement, le regard mélancolique qu'il porte sur le XXe siècle."

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6 min

"Dumbo" de Tim Burton : les critiques du "Masque & la Plume"

"Grâce à Dieu" de François Ozon

Alexandre découvre que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, aux côtés de François et d'Emmanuel, eux aussi victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi. Un film de 2h15 qui s’ouvre par un plan œcuménique et céleste même si la suite s'assombrit. 

Vers la critique du film

Pour Pierre Murat, c'est une vraie réussite à l'américaine : "c'est ce qu'ils savent faire. Prendre un dossier, le fouiller jusqu'au bout. Ce qui est très beau dans le film, c'est que les trois principaux personnages qui portent plainte sont différenciés. Chacun a presque "sa lumière", son dialogue, sa psychologie. Je trouve que c'est un film parfait où règne une tension constante qui, jusqu'au dernier moment, est tout à fait intense"

Charlotte Lipinska estime que "c'est un des plus grands films français de l'année, parvenant merveilleusement à mêler l'intime et le politique. Il passe de l'individualité au collectif puisque les trois protagonistes principaux se libèrent progressivement de cette parole. C'est cette force du collectif qui les transcende [...] Le film est absolument passionnant car il montre aussi des temporalités différentes. Si la mise en scène est assez discrète, le film est tenu de bout en bout, elle est magnifique et portée par des acteurs absolument déments !"

Danièle Heymann : "Un film bouleversant et extraordinaire dans la filmographie de François Ozon avec une sobriété, une volonté d'aller là où il veut aller. Ces trois portraits d'homme sont inouïs".

Xavier Leherpeur : "C'est un film d'une grande intelligence [...] et tout ce que le scénario apporte, la mise en scène va le parachever, le continuer avec beaucoup de subtilité (Il n'y a aucune démonstration, aucune accusation)".

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10 min

"Grâce à Dieu" de François Ozon : les critiques du "Masque & la Plume"

"J'accuse !" de Roman Polanski

Adapté du roman de Robert Harris, nous retrouvons Louis Garrel dans le rôle d’Alfred Dreyfus, et Jean Dujardin dans le rôle du colonel Picquart depuis la scène de la dégradation en 1895 à sa réhabilitation en 1906. Nommé à la tête du contre-espionnage, Picquart découvre que les preuves contre Dreyfus ont été fabriquées de toutes pièces et découvre qu'il qu'il s'agit d'une erreur judiciaire. Le film a reçu le Lion d’argent à Venise.

Vers la critique du film

Xavier Leherpeur a trouvé le film "remarquablement construit et filmé ! Avec Marie-Georges Picquart, on découvre comment on reconstitue une pièce à charge : il y a un côté thriller avec ce que Roman Polanski sait faire de mieux. On voit la pesanteur de l'administration, la folie de l'armée.

Il y a une vraie ambiance !

Charlotte Lipinska est entièrement conquise par la mise en scène : "Un film sans ornement, entièrement filmé de l'intérieur, dans les couloirs, les bureaux de l'armée, exactement comme l'armée devait l'être à l'époque ! On est totalement coupé du peuple et de la société qui s'embrase. 

Le personnage est vraiment dans son obstination à rétablir la vérité et non pas par sympathie pour ce pauvre Dreyfus puisque, très clairement, il est antisémite mais il est animé par le sens du devoir de rétablir la vérité.

Confinés à l'intérieur et dans les couloirs, il arrive à nous prendre par la main et à avancer de manière complètement dépassionnée.

Jean Dujardin est absolument admirable ! De même que Louis Garrel !" 

Michel Ciment admire l’adaptation cinématographique de l'affaire : "C'est le film qu'on attendait tous depuis cent ans ! Il a fallu qu'un des plus grands cinéastes au monde prenne ce sujet en main pour le traiter [...] 500 000 personnes sont allées le voir en une semaine. 

Le film et l’adaptation de l'enquête sont d'une rigueur à la Fritz Lang !

Passionnante aussi est l'interprétation de Jean Dujardin [...] Tous les personnages sont parfaitement croqués par Polanski, ils représentent une France qui est totalement corrompue et ils sont joués par d'excellents acteurs"... 

Eva Bettan a elle aussi été emportée par le film ! : "D'autant qu'il prend sans doute l'angle le moins sexy qui soit. Il pourrait faire un film flamboyant, et il choisit de prendre le côté de Zola. Et, résultat, on est emportés ! Ce qui est formidable c'est qu'on sent la pourriture, il n'y a pas d'air, on est immiscés dans une société fermée qui couvre l'antisémitisme.

Il indique, par là, un monde meilleur à venir, c'est ça que je trouve extrêmement fort.

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12 min

"J’accuse" de Roman Polanski : les critiques du Masque et la Plume

"Le daim" (avec Jean Dujardin) de Quentin Dupieux 

Georges (Jean Dujardin) est un quadragénaire qui plaque tout pour s'offrir un blouson en daim à franges. Une acquisition qui le rend fou. Il rencontre Adèle Haenel qui incarne une serveuse de bar très cinéphile. 

Vers la critique du film

Sophie Avon a beaucoup aimé : "Quentin Dupieux se renouvelle complètement, j'applaudis le rôle tenu par Jean Dujardin, ici dénué d'humanité mais dont le caractère absurde prêté au personnage fait tout le charme du scénario. 

Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il tourne autour de l'absurde et du non-sens [...] C'est un vertige incroyable, et d'une sauvagerie totale.

Contrairement à ses films précédents, qui faisaient beaucoup appel au trompe-l'œil, au verbe, au romanesque, ici, il décape tout [...] On se retrouve avec une trajectoire qu'il tient jusqu'au bout. C'est quelque chose qu'on ne peut pas psychologiser ou comprendre mais qui, par rapport au réel, vous met dans un drôle d'état !"

Pour Charlotte Lipinska, le film est totalement réjouissant, accompagné d'une subtilité avec laquelle est exprimée la folie du personnage : "J'ai adoré la façon dont il aborde la folie : les névroses du personnage sont nées d'une extrême solitude, avec une mise en scène extrêmement sèche et précise. 

Jean Dujardin habite vraiment son personnage sans faire d'efforts.

"Le film présente une économie de dialogues très parlante. 

Quentin Dupieux construit une œuvre singulière dans le cinéma français.

Nicolas Schaller le tient comme "l'un des meilleurs films de Dupieux. J'aime beaucoup lorsqu'il tourne des films sur le cinéma. C'est presque une forme de manifeste pour l’amateurisme artistique. Il s'attelle à bricoler du non-sens dans son coin, sans chercher forcément à raconter quelque chose

C'est un pur plaisir humoristique avec un vrai côté anxiogène, une espèce de torpeur toujours présente. 

C'est un film sur l’artiste et le cinéaste, une sorte d'autoportrait de Quentin Dupieux en tant que mythomane, mégalomane et fétichiste qui emmène les gens dans sa folie". 

Michel Ciment : "c'est sans doute son meilleur film.

C'est incontestablement original. Je ne sais pas si c'est un grand film, mais c'est un film que l'on peut voir avec plaisir. 

Le rôle d'Adèle Haenel est également totalement orignal".

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7 min

"Le daim" de Quentin Dupieux : les critiques du Masque et la Plume

Par Jérôme Garcin

"Proxima" d'Alice Winocour

Sarah (Eva Green), une astronaute française, a été sélectionnée pour effectuer une mission d’un an, dans l'espace. Mère d’une fille de 8 ans, Stella (Zélie Boulant-Lemesle) le film raconte sa préparation et la difficulté, entre une mère et sa fille de se séparer.

Vers la critique du film

Pierre Murat a été touché par la précision et le lyrisme des rapports établis entre les personnages : "J'ai découvert plein de choses. C'est un film que j'aime vraiment beaucoup [...]

C'est un film extrêmement précis

C'est vrai que, souvent, chez Alice Winocour, c'est presque un documentaire. On retrouve cette précision. Tout cela est dit avec beaucoup de finesse et beaucoup d'étrangeté". 

Sophie Avon l'a trouvé très beau : "J'aime beaucoup le film [...] Alice Winecourt arrive vraiment à faire un film sur ce que c'est que d'apprendre à vivre - à tous les âges de la vie.

C'est vraiment le métier de "vivre"

C'est très beau cette façon qu'elle a de montrer l'arrachement à la Terre [...] Je trouve qu'il y a quelque chose comme ça de vertigineux qui est vraiment très beau et qui dépasse de loin le simple féminisme".

Jean-Marc Lalanne en est sorti les larmes aux yeux : "C'est un film extrêmement profond et bouleversant

C'est un film dont le sujet profond est la mort et comment préparer les autres à sa propre disparition. 

C'est vraiment pointilliste et extrêmement subtil dans sa composition. Eva Green réussit, pour une fois, ce registre extrêmement subtil de l'émotion".

Pour Nicolas Schaller, on plonge dans un espace inédit et gracieux : "C'est un film très intéressant et Eva Green amène cette "physicalité", ce côté très déterminant. C'est là que le film trouve un équilibre assez miraculeux entre le concret et le côté documentaire avec, toujours, cette note qui regarde ailleurs [...] Ça s'inscrit complètement dans un mouvement du cinéma spatial qu'on avait notamment vu dans "Ad Astra" : ce sont des films où on plonge dans l'espace, dans l'infini, pour se retrouver et se demander ce qu'on doit faire de soi-même [...] Il y a une vraie écriture, quelque chose d'assez miraculeux qui relève de la grâce".  

🎧 Écoutez l'intégralité des critiques échangées à propos de ce film :

7 min

"Proxima", d'Alice Winocour : les critiques du Masque et la Plume

Par Jérôme Garcin

"Sorry We Missed You" de Ken Loach

Pour son 25e film, Ken Loach nous emmène dans la banlieue ouvrière de Newcastle aux côtés de Ricky, Abby et leurs deux enfants. Sombrant de jour en jour dans la précarité, c'est dans l’espoir d’acheter un pavillon que Ricky décide de devenir chauffeur-livreur pour une plateforme de vente en ligne. 

Vers la critique du film

Pour Charlotte Lipinska, Ken Loach est toujours aussi efficace et émouvant : "Ça fait très longtemps que Ken Loach fait du cinéma, le monde a depuis énormément changé, et, pourtant, son cinéma ne bouge pas d'un iota. 

Je suis fascinée car il traite d'un sujet nouveau qui est à chaque fois totalement en phase avec l'époque dans laquelle il s’inscrit.

Il n'y a aucune surprise et pourtant, c'est très émouvant car on voit la bombe à fragmentation que ce système d'ubérisation induit dans les cellules familiales".

Michel Ciment l'a trouvé formidable : "Ken Loach est à la fois un très bon metteur en scène, un cinéaste fidèle à sa méthode, avec un engrenage toujours en phase avec la société d'aujourd'hui comme il a été avec celle d'hier"

Jean-Marc Lalanne : "J'admire la puissance d'observation de Ken Loach, la précision de ses critiques et la façon dont il sonde les évolutions de son grand ennemi qu'est le capitalisme, et la capacité d'en comprendre les derniers avatars, c'est assez fort [...]"

Xavier Leherpeur : "Je suis fasciné par la mise en scène. J'admire comment est filmée la désolidarisation des enfants par rapport aux parents. Habituellement, c'est très soudé dans le milieu prolétaire et, là, ce n'est absolument pas le cas pour la première fois avec autant de puissance nocive et toxique qui apporte un côté contemporain". 

🎧 Écoutez l'intégralité des critiques échangées à propos de ce film :

6 min

"Sorry We Missed You" de Ken Loach: les critiques du Masque et la Plume

"Un jour de pluie à New York" de Woody Allen

Deux étudiants, Gatsby et Ashleigh, envisagent de passer un week-end en amoureux à New York. Bientôt séparés, chacun des deux tourtereaux enchaîne les rencontres fortuites et les situations insolites. Un vaudeville à la sauce new-yorkaise.

Vers la critique du film

Éric Neuhoff l'a trouvé jeune et formidable ! "On retrouve notre Woody Allen [...] Là, on voit qu'il est un des meilleurs cinéastes au monde, il a un talent fou ! 

Il a 83 ans et il continue à avoir une jeunesse incroyable

Elle Fanning est épatante, elle sait tout faire [...] Le film rebondit sans cesse, d'épisode en épisode. 

Tout est bien, c'est un film qui vous donne envie d'aller à New-York, de tomber amoureux, d'avoir 20 ans à nouveau.

Sophie Avon : "C'est un film adorable, il est à la fois merveilleux et léger, c'est une réponse par l'amour, par la jeunesse car, à 83 ans, Woody Allen retrouve une jeunesse incroyable pour parler de ces jeunes gens

C'est un film qui se raconte plus qu'il ne s'analyse

On voit très bien ce qui va arriver mais, en même temps, on est tout le temps surpris, c'est une mécanique extrêmement bien huilée, une horloge merveilleuse, minutieuse [...]". 

Xavier Leherpeur a un bémol : "C'est un bon Woody Allen [...] Je suis presque d'accord avec vous sur énormément de choses : la fluidité, les hommages à la comédie américaine, les citations. 

Mais Elle Fanning, pardon, ce n'est pas possible... elle est effroyable....

Pierre Murat a adoré Timothée Chalamet, le double parfait de Woody Allen : "il aime le jazz, il aime les vieux films et Woody Allen réussit avec ce jeune homme tout à fait démodé, hors du temps à en faire une silhouette absolument délicieuse. Ce qui est toujours très bien chez Woody dans les comédies, c'est la fatalité du bonheur qui se met à la place de ses personnages et rend la vie absolument supportable. 

🎧 Écoutez l'ensemble des critiques échangées à propos de ce film :

8 min

"Un jour de pluie à New York", de Woody Allen : les critiques du Masque et la Plume

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