Un film de Mohsen Makhmalbafavec Misha Gomiashvili, Dachi Orvelashvili et Ia Sukhitashvili

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Le président et sa famille dirigent leur pays d’une main de fer, profitant d’une vie luxueuse pendant que ses sujets vivent dans la misère.Du jour au lendemain, un violent coup d’état met fin à cette dictature et le président devient l’homme le plus recherché du pays.Avec son petit-fils de 5 ans, il tente alors de rejoindre la mer où un navire les attend pour les mettre hors de danger. Grimés en musiciens de rue, ils se retrouvent confrontés à la souffrance et à la haine que le Président a suscitées...

Au cours du Printemps arabe, plusieurs dictatures du Proche et Moyen Orient se sont effondrées (Ben Ali, Moubarak, Kadhafi), mais il subsiste une bonne quarantaine d’États autoritaires dans le monde. Même les pays qui semblent se démocratiser ont été secoués par des soubresauts d’une violence intense, avant et après la chute des anciens régimes. Ces bouleversements ont fait des centaines de milliers de morts, et des millions de blessés et de réfugiés.Suite à ce déferlement de violence, le cheminement vers la démocratie pour ces pays qui ont subi la dictature semble de plus en plus difficile. Comment ces nations peuvent-elles connaître une transition démocratique et se remettre de ces conflits tragiques ?À chaque fois qu’un dictateur, un roi ou un président quitte le pouvoir, la violence exercée par le peuple contre son dirigeant engendre bien plus de brutalités par la suite. Témoin de ces événements, le nouveau régime refuse d’abdiquer, craignant de connaître le même sort funeste. C’est pourquoi il a recours à tous les moyens envisageables pour s’accrocher au pouvoir, allant jusqu’à tuer des ressortissants de son propre pays s’il le faut.Le Président est une fable moderne autour du pouvoir, de la réconciliation, et de l’espoir de briser une spirale infernale de violence.

Mohsen Makhbaf
Mohsen Makhbaf ©

Né en Iran en 1957, Mohsen Makhmalbaf est à la fois cinéaste, romancier, scénariste, monteur, producteur et militant des droits de l’homme.Depuis ses débuts de réalisateur en 1983, il a réalisé une vingtaine de longs métrages en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, en Israël, en Turquie, et dans d’autres pays encore. Lauréat d’une cinquantaine de prix décrochés dans les festivals du monde entier, il a notamment signé Gabbeh (sélectionné au festival de Cannes en 1996), Kandahar (2001), qui figure parmi les 100 meilleurs films de tous les temps selon le magazine TIME, et le documentaire salué par la critique The Gardener.Par ailleurs, Makhmalbaf a vécu en Afghanistan pendant deux ans afin d’y entreprendre plusieurs projets humanitaires destinés à bâtir des écoles et à offrir une renaissance au cinéma afghan, totalement anéanti par le régime des Talibans.Le gouvernement iranien a frappé les films du cinéaste d’interdiction et tenté de l’éliminer à plusieurs reprises au fil des années. Depuis qu’il a quitté l’Iran en 2005 pour protester contre la censure, il vit entre Londres et Paris.

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