Un film de Bernard-Henri Levy, produit par François Margolin et co - réalisé par Marc Roussel.

Synopsis

La guerre de Libye vue de l’intérieur. Sur le terrain et dans les capitales du monde. Par ceux qui l'ont faite - libyens, français et autres.Après trente ans de combats sur différents théâtres de conflit de la planète, un homme, Bernard-Henri Levy, nous conduit, ici, et nous emmène avec lui, sur les traces de Malraux, d'Hemingway, des Français Libres de la deuxième DB du Général Leclerc, mais aussi de lui-même.Six mois d'une dramaturgie exceptionnelle, six mois d'une guerre de libération aboutissant à la chutte de l'une des plus longues, des plus implacables dictatures modernes . Une guerre qui a un début mais peut-être pas de fin.

Le vrai livre, c'est le film. BHL

Note du producteur

Le serment de Tobrouk c'est d’abord une aventure. Une aventure humaine. Celle d’une poignée d’hommes qui décidèrent de partir en Libye pour y suivre une guerre et qui, de témoins, devinrent très vite acteurs. Au premier rang d’entre eux, Bernard-Henri Lévy, pour qui la victoire d’un peuple sur un dictateur, Mouammar kadhafi, qui les opprimait depuis quatre décennies, devint l’aboutissement de quarante ans de combats et d’engagements - de l’Afghanistan au darfour, du Bangladesh à la Bosnie et ailleurs. L’histoire commence un jour de février 2011, au Caire, devant un écran de télévision d’aéroport, dans l’effervescence d’un «printemps Arabe» qui répand alors son souffle de liberté comme une traînée de poudre. Elle se prolonge à Benghazi, tout juste libérée. Elle se poursuit durant six mois, au cours de multiples aller-retour, sur tous les fronts de la guerre, jusqu’à la chute du tyran. Elle continue, encore, pendant huit autres mois, devant un banc de montage et à travers de nombreux voyages (états-Unis, dubaï, dakar, istanbul, Londres, Jérusalem) à la recherche des témoignages des autres acteurs de cette guerre, qu’ils soient Libyens ou Américains, français ou Sénégalais, pilote d’avion, premier ministre ou dirigeant du Cnt, le Conseil national de transition, qui gouverne aujourd’hui la Libye. Le serment de Tobrouk est, aussi, une somme d’aventures personnelles. Celle d’un reporter-photographe qui décide, un soir, de se servir de ce fameux appareil-photo, le Canon 5d, et de le transformer en caméra, pour filmer les scènes étranges, voire exceptionnelles, dont il se trouve être le témoin. Celle d’un philosophe qui pense qu’«il vaut mieux faire que dire» ; qui décide de peser de tout son poids sur le cours d’événements en train de tourner à la tragédie ; et qui se découvre en même temps qu’il découvre les horreurs de la barbarie, de la guerre – et les moyens d’y mettre un terme.

Le serment de Tobrouk
Le serment de Tobrouk © Rezo / Studio 37

Celle d’un producteur s’entourant de partenaires enthousiastes, convaincus et tenaces (Arte, Canal+ et Studio 37) qui s’engagent, sans certitude de résultat, dans un film, parce qu’ils pensent que ce film est aussi une cause juste. Celle d’une équipe, enfin, solidaire et décidée, qui accepte de prendre beaucoup de risques pour qu’un film témoigne, de l’intérieur, d’un combat pour la liberté. Ce combat s’inscrit dans la lignée de celui des Malraux, Hemingway ou Cartier-Bresson durant la guerre d’Espagne. C’est le combat d’un cinéma qui est plus qu’un simple témoignage : une arme. Un cinéma engagé, comme l’était ce film que nous admirons tous, L’espoir. Un cinéma qui témoigne pour l’Histoire.

Le serment de Tobrouk est tout cela. il n’est pas un film «sur» la guerre en Libye comme on le ferait à la télévision. il est le point de vue d’un homme. il procède du regard d’un auteur. Et un auteur qui filme la guerre avec sa propre subjectivité ; qui ne dissimule rien de ses doutes, de ses hésitations ou de sa part vulnérabilité ; qui entraîne (avant de se laisser entraîner par eux) une poignée de Libyens qui deviennent ses amis et qui vont, avec lui, convaincre les grands de ce monde que la guerre est parfois nécessaire et qu’on peut la faire sans être obligé de l’aimer. Le serment de Tobrouk montre la guerre de l’intérieur, à la manière d’un making of. il la montre comme on ne l’a jamais vue jusque là, puisque son réalisateur en dévient l’acteur et même l’un de ses acteurs principaux. "C’est ce qui fait serment de Tobrouk, une oeuvre, je le crois, exceptionnelle." François Margolin, Producteur

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