de Pedro Almodóvar Antonio de la Torre, Hugo Silva, Miguel Ángel Silvestre, Laya Martí, Javier Cámara, Carlos Areces, Raul Arévalo, José María Yazpik, Guillermo Toledo, José Luis Torrijo, Lola Dueñas, Cecilia Roth, Blanca Suárez et la participation spéciale d'Antonio Banderas, Penélope Cruz, Paz Vega, Carmen Machi, Susi Sánchez, Pepa Charro, Nasser SalehDes personnages hauts en couleurs pensent vivre leurs dernières heures à bord d’un avion à destination de Mexico.La vulnérabilité face au danger provoque une catharsis générale qui devient le meilleur moyen d’échapper à l’idée de la mort. Sur fond de comédie débridée et morale, tous ces personnages passent le temps en faisant des aveux inattendus qui les aident à oublier l’angoisse du moment et à affronter le plus grand des dangers : celui que chacun porte en soi.

"Le film n’est pas une comédie réaliste, ni surréaliste, ni néoréaliste, c’est une comédie «irréaliste et métaphorique».C’est une comédie morale dans le sens où tous les personnages apprennent quelque chose sur eux-mêmes et sont moins disposés à se mentir ou à mentir aux autres. C’est le principal profit qu’ils tirent de ce voyage dont le seul sens est la survie."

L'une des dificultés à laquelle le réalisateur a été confronté, c'est l’impossibilité, pour des raisons de sécurité, de tourner dans un aéroport en activité. Mais il a eu la chance de trouver la piste d’atterrissage la plus longue jamais construite en Espagne, complètement vide. Il avait à sa disposition non seulement une piste, mais toutes les installations d’un aéroport."Le récit se déroule principalement dans un lieu hypnotique et labyrinthique : le ciel au-dessus de Tolède. L’avion n’arrête pas de tourner en rond : il n’est pas difficile d’y voir une métaphore de la société espagnole, dirigée par le gouvernement actuel. Elle traverse une situation à risque et est forcée de faire un atterrissage d’urgence, sans savoir quand ni où il va avoir lieu."

Les acteurs

"Les acteurs sont toujours le plus important, encore plus dans une comédie. Le tempo d’une comédie ne peut s’apprendre ni s’enseigner, il n’y a pas de technique particulière : on l’a ou on ne l’a pas. Les membres des amants passagers possèdent ce tempo. Les acteurs espagnols actuels ont atteint un niveau extraordinaire. Je crois que nous sommes en train de vivre un nouvel âge d’or de l’interprétation.

Les amants passagers
Les amants passagers © radio-france / Paola Ardizzoni / Emilio Pereda

Sur Les amants passagers, j’ai eu la chance de travailler avec une partie de cette relève. Beaucoup sont nouveaux pour moi (Carlos Areces, Raúl Arévalo, Hugo Silva, Miguel Ángel Silvestre, Guillermo Toledo, José María Yazpik, Laya Martí, Pepa Charro...) ; quant aux autres, j’étais ravi de les retrouver (Cecilia Roth, Lola Dueñas, Javier Cámara, Penélope Cruz, Susi Sánchez, Blanca Suárez, Paz Vega, Carmen Machi, Antonio Banderas, Antonio de la Torre, José Luis Torrijos...).Ils se sont beaucoup amusés en jouant ensemble et ils ont fait preuve d’une grande générosité tout au long du tournage.

Le décor

"Parmi les couleurs des intérieurs et des extérieurs des avions, il y a profusion de gris, de beiges, de bleus, et du rouge pour souligner le tout (à l’exception de certaines compagnies asiatiques au design plus loufoque et surréaliste). La comédie admet tout type d exagération et de licence mais, aussi farfelue soit-elle, elle est soumise à des règles strictes. Tout n’est pas permis, bien au contraire, la comédie est le genre qui demande le plus de précision et de rigueur. Depuis le début, j’ai voulu éviter la tentation des décors asiatiques kitsch ou trop pop, qui nous ont tant plu quand on les a découverts pendant le processus de documentation. Mais le fait est que la plupart des intérieurs d’avion sont neutres, voire laids. Dans le film, 80 % de l’action se déroule dans un avion. Cet intérieur est le décor principal, il fallait donc inventer une identité visuelle pour la compagnie Península : les uniformes de l’équipage, la moquette et bien sûr les sièges, qui sont au premier plan avec les acteurs principaux. Il était donc important que le décor ne soit pas farfelu, mais normal, photogénique et surtout pas ennuyeux. Nous avons soigné les couleurs du siège de la classe affaires comme si c’était la vedette du film."

Les amants passagers
Les amants passagers © Paola Ardizzoni / Emilio Pereda
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