J-1 avant la clôture du festival de Cannes... mais aussi avant l'annonce de l'annonce de la tant attendue Palme d'or. 21 films sont concurrents dans la compétition officielle pour obtenir cette récompense suprême. Parmi eux, cinq films sont français. Voici les pronostics de Laurent Delmas.

L'équipe de "Plaire, aimer et courir vite", Adele Wismes, Pierre Deladonchamps, Christophe Honoré, Vincent Lacoste et Denis Podalydès sur les marches de Cannes
L'équipe de "Plaire, aimer et courir vite", Adele Wismes, Pierre Deladonchamps, Christophe Honoré, Vincent Lacoste et Denis Podalydès sur les marches de Cannes © AFP / Anne-Christine Poujoulat

Pendant tout le festival, nous avons évoqué ces cinématographies étrangères que Cannes nous donne à voir  et qui permet à ce festival d'être une immense fenêtre ouverte sur des cinématographies originales, plurielles, diverses - et qui nous parviennent ici avec un haut niveau de qualité.

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Les films français en compétition pour la Palme d'or sont...

Par France Inter

Pendant tout le festival, nous avons évoqué ces cinématographies étrangères que Cannes nous donne à voir  et qui permet à ce festival d'être une immense fenêtre ouverte sur des cinématographies originales, plurielles, diverses - et qui nous parviennent ici avec un haut niveau de qualité.

Dans les 21 films qui concurrent dans la compétition officielle pour la Palme d'or, il y a cinq films français (si on annexe le film de Jean-Luc Godard, le Livre d'images, bien que le réalisateur ait la nationalité helvète)

Un quart des films de compétition est français

Cinq films, c'est beaucoup ! C'est une lourde responsabilité d'être à ce point majoritaire par rapport à d'autres cinématographie comme le cinéma américain (qui n'est représenté que par deux films) ou le cinéma asiatique... Il faut que le niveau d'exigence soit, évidemment, très haut.

À la fin du festival, on peut faire le bilan. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est, à nos yeux en tous cas, contrasté.

Analyse des films français en lice

Un couteau dans le cœur - Yann Gonzalez. On peut légitimement se demander ce qu'il fait en compétition officielle pour la Palme d'or. C'est une aimable petite variation sur un sous genre mineur du cinéma, le film gore et homosexuel dans les années 70. Bien sûr il détectera les amateurs de ce genre-là mais franchement, la Palme d'or a un tel film, ce serait inenvisageable. 

Les filles du soleil d'Eva Husson. Il y avait là la promesse du film féminin français. De ce point de vue là, le film d'Eva Husson a beaucoup déçu.

En guerre de Stéphane Brisé. Déception là aussi. Le système qui consiste à mélanger à ce point les genres de la fiction et du documentaire, avec des images proches du reportage télévisuel, a trouvé ses limites. 

Jean-Luc Godard. Incontournable. Un peu le chouchou d'une partie de la presse étrangère à Cannes. Après tout, peut-être le retrouvera-t-on demain soir au Palmarès d'une façon ou d'une autre ?

Le beau film de Christophe Honoré : Plaire, aimer et courir vite. Le film est déjà en salle ; il faut se dépêcher d'aller le voir. C'est le plus à niveau de la compétition et on ose espérer que le jury demain soir ne l'oubliera pas

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