Un film de Steven SoderberghAvec Michael Douglas, Matt Damon, Dan Aykroyd, Scott Bakula, Rob Lowe, Debbie Reynolds

Avant Elvis, Elton John et Madonna, il y a eu Liberace : pianiste virtuose, artiste exubérant, bête de scène et des plateaux télévisés. Liberace affectionnait la démesure et cultivait l'excès, sur scène et hors scène. Un jour de l'été 1977, le bel et jeune Scott Thorson pénétra dans sa loge et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entamèrent une liaison secrète qui allait durer cinq ans. "Ma Vie avec Liberace" raconte les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre au Las Vegas Hilton à leur douloureuse rupture publique.

Ce projet est dans les cartons de Steven Soderbergh depuis quelques années déjà. Michael Douglas se souvient d'une anecdote sur le tournage de "Traffic" en 2000. "Steven m'a demandé à brûle-pourpoint si j'avais déjà envisagé de jouer Liberace. J'ai cru qu'il se fichait de moi." Le réalisateur explique : "Je ne sais pas ce qui m’a pris ! Mais Michael s'est aussitôt lancé dans une imitation à l'improviste que j'ai trouvée excellente." Restait à trouver l'angle d'attaque, ce qui n'a pas été aisé pour le réalisateur : "Je me sentais bloqué. Je ne voulais pas faire un "biopic" classique, mais je ne"savais pas comment aborder le sujet. Quand j'en ai parlé à un ami écrivain, il m'a conseillé de lire le livre de Scott Thorson, "Behind the Candelabra". De cette lecture est venue l'idée de se concentrer sur une période bien définie de la vie de Liberace.

Qui était Liberace ?

Wladiu Valentino Liberace – Lee pour les amis, Walter pour la famille – né en 1919 à West Allis, Wisconsin, d'une mère polonaise et d'un père italien, fut, des années 1950 aux années 1970, "l'entertainer" le mieux payé du monde. Ses spectacles, disques, films, apparitions et spots télévisés attiraient une foule considérabl de fans, essentiellement parmi la gent féminine.Liberace débute le piano à 4 ans sous la stricte supervision paternelle, et démontre vite un étonnant talent. Formé à l'école classique, il multiplie les expériences en s'entraînant au jazz et à la variété dès qu'il en a l'occasion, avant de donner son premier concert à 20 ans avec l'orchestre symphonique de Chicago. Interprétant le concerto pour piano n° 2 de Liszt, il déploie sur le clavier une envergure de main exceptionnelle. cette particularité lui permettra de perfectionner une dextérité hors du commun qui deviendra indissociable de son style.

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liberace © MaxPPP

Très vite il délaisse les salles de concerts pour les night-clubs dans lesquels il se produit avec un piano sur mesure orné d'un candélabre. Son premier concert à guichets fermés avec l'orchestre philharmonique de Los Angeles, au Hollywood Bowl, marque une étape décisive : de peur d'être invisible sur cette scène immense, en smoking noir devant le piano noir, il s'orne d'une traîne blanche éclatante, et inaugure ainsi les costumes flamboyants qui feront partie intégrante de ses prestations.

Michael Douglas a des souvenirs de Liberace : "Je l'ai vu brièvement deux ou trois fois quand mon père avait une maison à Palm Springs et que Liberace était voisin. Il avait vraiment le sens du spectacle. Il était très populaire à Las Vegas, mais c'est la télévision qui l'a fait connaître dans le monde entier. C'est probablement le premier à avoir parlé directement face caméra ; c'était une de ses forces, cette façon de faire entrer le spectateur dans la pièce avec lui."

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