Marjane Satrapi (Iran - France)EXPOSITION : PRODUCTION TEMPS D’IMAGESFILM : PROJECTION EN AVANT-PREMIÈREInstallation-Dégustation de Poulet aux prunes à la sauce audiovisuelle et dessinée, etdécouverte en avant-première du film.Samedi 8, vernissage (culinaire) de l’exposition vers 13 h et découverte en avant-première du film à15 h (durée 1 h 45). Exposition du 8 au 16 à La Ferme du Buisson (Centre d’art).

Le poulet aux prunes selon Marjane Satrapi, dans toutes ses dimensions, du 9e au 7e art, en passant parl’installation et la case culinaire... L’illustratrice, qui a toujours su mettre en images et avec humour sajeunesse/genèse iranienne, inaugure ce TEMPS D’IMAGES 2011 en lui ouvrant les portes de son atelierpersonnel.À la veille de la sortie en salles de Poulet aux prunes (adaptation pour le cinéma de sa bande dessinéeéponyme, coproduite par ARTE), la dame Satrapi le présente à La Ferme du Buisson en avant-première.Et crée à partir de l’objet film et de l’objet BD une troisième oeuvre, exposition qui mettra en regard lesdifférents matériaux développés en coulisses. Vernissage le 8 octobre, avec dégustation du poulet auxprunes concocté par son traiteur iranien favori.POULET AUX PRUNES, le film, coproduit par ARTE, une avant-première pour TEMPS D’IMAGES.Après Persepolis (le film), adaptation pour le cinéma d’animation de sa tétralogie autobiographique,Marjane Satrapi revient au grand écran, avec le même complice coréalisateur, Vincent Paronnaud. Paspour réaliser un nouveau dessin animé façon Persepolis 2. Mais un film à la distribution de choc (MathieuAmalric, Chiara Mastroianni, Edouard Baer, Jamel Debbouze...), entièrement tourné en studio, pour unereconstitution de l’Iran des années 50 à grand renfort de décors en peinture. Une fable aux références oldschool (Hitchcock, Murnau…) et au goût d’hommage au cinéma, qui cherche l’aspect Cinémascope, éventuellemententrecoupé de passages en Technicolor.Poulet aux prunes revient sur l’histoire de Nasser Ali Khan, grand joueur de tar (luth iranien), et accessoirementgrand-oncle de Marjane Satrapi. Au détour d’une scène de ménage, l’épouse de Nasser Ali Khancasse son précieux instrument. N’ayant plus goût à grand-chose, il décide de se laisser mourir, s’allongeet décède une semaine plus tard. Ou comment se pencher sur la mort pour parler de la complexité de lavie. Le tout dans le contexte politique de l’Iran des années 50.POULET AUX PRUNES, l’exposition, une production TEMPS D’IMAGES.Planches originales de la bande dessinée, storyboards, synopsis, animatiques, bande-son, scènes test etdécors du film… Marjane Satrapi met sur la table tous les matériaux qu’elle a pu rassembler pour mettreen scène les coulisses de chaque Poulet aux prunes, le film comme la BD. Y compris une poitrine gonflablegéante dans laquelle le héros du film se love en rêvant à Sophia Loren (et où les spectateurs pourronteux aussi se blottir).Comment aborde-t-on la narration d’une même histoire à travers le médium BD, d’une part, et le médiumcinéma, de l’autre ? Quelles dramaturgies ? Comment l’ellipse (presque un passage obligé en BD) peutellese transcrire au cinéma ? Ce sont quelques-unes des questions que Marjane Satrapi veut poser à lafaveur d’un parcours dans les sept salles du Centre d’art de La Ferme du Buisson. Où une planche de BDsera susceptible d’être exposée telle quelle, mais également d’être projetée dans le cadre de dispositifsimmersifs, nourris d’un travail sur le mixage sonore du film, l’éclairage, voire des effets de fumée rémanente…Car la fumée est essentielle dans Poulet aux prunes. Eu égard au personnage de la mère, fumeuseinvétérée, dont la tombe exhalera des volutes éternelles. Et à toute une réflexion sur le plaisir, et la fumée,nourriture de l’âme. Dont acte : au coeur de l’exposition, une salle sera transformée en fumoir. Porte-cigaretteobligatoire.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.