En fait il faudrait toujours écouter les informations routières délivrées par France Inter. Toujours. Et surtout la veille de Noël quand on a décidé de rouler vers le Morvan ! Fallait pas y aller. Pas aujourd’hui du moins. Ou alors en se disant que rester des heures dans une voiture relève du pari intéressant juste avant le passage à une nouvelle année… Mais à quelque chose malheur est encore… pire ! J’ai profité de ces quelques heures (il en faut deux d’habitude…) pour écouter des CD de bandes originales récentes. Et je suis tombé (c’est le mot) sur celle intitulée « Chansons de films par François De Roubaix ». Edité par l’inclassable Stéphane Lerouge chez Universal, ce disque est à lui un seul un chef d’œuvre de ringardise assumée. Sur les belles musiques de François de Roubaix (heureusement elles demeurent au delà des outrages), des auteurs ont collé des paroles souvent ineptes et dont le plus étrange c’est qu’elles n’ont parfois qu’un vague rapport avec le film qu’elles illustrent ! Mais l’essentiel est ailleurs. Et précisément dans les « chanteuses et chanteurs » que l’on peut entendre ici. C’est la preuve irréfutable que De Funès, Delon, Bardot et quelques autres ont bien fait de ne pas « faire chanteur » dans la vraie vie, vous savez celle où l’on ne mange pas des endives au jambon comme dirait Chiara M. chez Christophe Honoré… D’accord chanter des idioties n’aide guère mais quand même…Après tout, les occasions de rire se font plutôt rares, alors ce CD mérite largement une écoute. Mon expérience me conduit même à dire que plusieurs écoutes successives sont possibles. D’une part pour se persuader qu’on a bien entendu ce qu’on a entendu. Et d’autre part parce qu’arrivé au quarante-deuxième degré rugissant tout devient d’une beauté stupéfiante ! Je vous parlerai un autre jour des autres CD ainsi écoutés dans la file indienne des départs en réveillon de Noël. Mais il me fallait d’abord évoquer cette perle rose guimauve.Joyeux Noël au fait.Ah ! ça ira !La phrase de la nuit ,« Tu es plus que jamais avec moi »Extrait de « La Peau douce » de François Truffaut

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.