L’information est donnée par nos confrères du « Film français » via leur Newsletter en date d’hier : la salle de cinéma CNP Odéon à Lyon, l’une des plus anciennes de la ville et dont Roger Planchon était le précédent propriétaire, a fermé ses portes sans prévenir durant l’été. Un cinéma en moins, c’est toujours une défaite de plus. Il semble, cerise sur le gâteau, que les conditions de cette fermeture aient été pour le moins expéditives : aucun employé n’a été prévenu et le directeur de la programmation croyait à une réouverture le 19 août. Cité par « Le Film français », Jean-François Buiré, président de l’association lyonnaise « Les Inattendus » affirme que le contenu des salles, soit notamment une belle collection d’affiches de cinéma et des fauteuils, aurait été déménagé en direction des salles marseillaises détenues par l’exploitant-propriétaire, Galeshka Moravioff.On se croirait dans « Louise Michel » ! Du jour au lendemain, on licencie, on vide littéralement les lieux et on cadenasse. A quoi riment ces méthodes de brigands pour détruire un espace culturel historique ? Certes, à l’heure actuelle, la fermeture d’un cinéma ne pèse guère hélas d’un point de vue social. Mais, on voit bien que l’enjeu dépasse cette « simple » dimension (non négligeable évidemment). Ce qui est également en cause, c’est la remise en question d’un lieu qui, avec les autres salles lyonnaises réparties dans la ville et son centre même et non pas seulement à sa périphérie, contribuent à la pérennité d’un cinéma de proximité. Ce maillage-là (qui fonde la spécificité française en matière de vitalité du cinéma) ne peut être rayé d’un trait de plume en profitant de la période estivale. On ose espérer que rien ici n’est irréversible.Ah ! ça ira !La phrase du matin ,« Je suis un type dans le genre de Balzac, je bois beaucoup de café. »Alphonse Allais

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