« Je suis indépendante tout comme Coco Chanel ». Cette déclaration on la doit « évidemment », à Audrey « Coco » Tautou. Je la range aux côtés de celle d’Isabelle Adjani relative à sa vocation contrariée d’enseignante, faite au moment de la sortie de « La Journée de la jupe » et à laquelle j’avais consacré un post récemment. De telles déclarations plus risibles que pathétiques devraient s’inscrire dans le cadre d’une vaste série intitulée : « Ces actrices et ces acteurs qui, le temps d’une promotion, croient qu’on leur demande d’être celle ou celui qu’ils jouent ». Je leur dédie cette phrase que j’ai toujours beaucoup apprécié : « Moi, je suis un type dans le genre de Balzac : je bois beaucoup de café ». Franchement, ce tropisme à vouloir prouver à tout prix qu’on « est » le rôle frise le ridicule. Vous n’avez jamais entendu Michel Bouquet, interprète génial de François Mitterrand dans « Le Promeneur du Champ de Mars », se dire tout d’un coup amoureux de la forêt landaise. C’est peut-être toute la différence entre un bon comédien et un acteur moyen. Et puis, on tremble à l’idée qu’un jour Audrey Tatou pourrait incarner Jeanne d’Arc et déclarer à « Paris Match » : « Comme Jeanne, j’ai entendu des voix hier soir en allant me promener ». Fin de partie.Inutile de louvoyer : le second « OSS » a séduit près de 200 000 spectateurs pour son premier jour dans les salles. Un beau score, supérieur qui plus est à celui du premier volet des aventures d’Hubert Bonnisseur de la Bath. Bref, ça se confirme : la comédie française a le vent en poupe. Tant pis, tant mieux ? Ce n’est vraiment pas la question, puisque sous ce vocable flou se cachent les films les plus divers. Il est simplement dommage que l’engouement soit général et profite à certaines comédies parfaitement indignes. Pour le reste, que le cinéma soit aussi un art forain et de divertissement n’a rien de très nouveau. Cela remonte à … 1895 !L’affiche de la formidable expo que La Cinémathèque française consacre à Jacques Tati vient d’être censurée dans sa version destinée au Métro parisien parce que l’on y voit la pipe de Monsieur Hulot. Le principe de précaution a joué comme jamais dans un réflexe d’une stupidité profonde. Le tabac est nocif, certes. Mais, dans le cas présent, c’est la connerie qui tue et rien d’autre !La phrase du jour ? « Un baiser est un tour délicieux conçu par la nature pour couper la parole quand les mots deviennent superflus. »Ingrid Bergman

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