Manoel de Oliveira pendant le photocall. Juste derrière lui, Pilar Lopez
Manoel de Oliveira pendant le photocall. Juste derrière lui, Pilar Lopez © Radio France / Eric Gaillard / Reuters

Le cinéaste portugais, né à Porto en 1908 et mort ce jeudi au même endroit, était le premier réalisateur centenaire encore actif de l'histoire du cinéma. Il avait notamment reçu à Cannes une Palme d'or pour l'ensemble de son œuvre en 2008.

106 ans, dont 84 passés derrière la caméra. Manoel de Oliveira était non seulement l'un des plus vieux réalisateurs encore en activité (un titre qu'il avait acquis en 2001), mais aussi l'un des plus respectés. En témoignent cette Palme d'Or d'honneur offerte à Cannes en 2008, ou son prix Robert-Bresson en 2004. Une carrière démarrée sur le tard, puisqu'il s'est consacré exclusivement à la réalisation après ses 73 ans.

Respecté par Deneuve, Piccoli, Malkovitch...

Son premier et son second long-métrages sont séparés par une longue période de 30 ans. Depuis, sa maxime était devenue : "Cesser de travailler, c'est mourir. Si l'on m'enlève le cinéma, je meurs". Ses projets inaboutis seront d'ailleurs presque aussi nombreux que ses films sortis en salle...

Manoel de Oliveira avait su séduire des acteurs bien au-delà de ses frontières : Catherine Deneuve, John Malkovitch, Claudia Cardinale, Jeanne Moreau, Michel Piccoli, Michael Lonsdale... Des acteurs à qui il demandait un jeu très théâtral, à la limite de l'excès.

Parmi ses films les plus connus, on peut citer : "Le Couvent", "Chacun son cinéma", "Les Singularités d'une jeune fille blonde" et "Je rentre à la maison".

Il avait également reçu l'année dernière les insignes de grand officier de la Légion d'honneur, qui lui furent remis directement à Porto, sa ville natale.

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