Un film de Alexander PayneAvec Bruce Dern, Will Forte, June Squibb, Bob Odenkirk, Stacey KeachUn vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain... Sa famille, inquiète de ce qu’elle perçoit comme le début d’une démence sénile, envisage de le placer en maison de retraite, mais un de ses deux fils se décidefinalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit.Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l’équipée fait une étape forcée dans une petite ville en déclin du Nebraska. C’est là que le père est né. Épaulé par son fils, le vieil homme retrace les souvenirs de son enfance.Rassurez-vous, c’est une comédie !Tourné en noir et blanc à travers quatre Etats, le film reflète l’humeur et le rythme nonchalants de l’Amérique profonde.

9 ans. C'est le temps qu'il s'est écoulé entre le moment ou Alexander Payne a reçu le scénario et la sortie de Nebraska. "Je me suis dit que ça ferait un petit film amusant" confie le réalisateur "L’atmosphère du Midwest du scénario me faisait penser aux premiers films de Jim Jarmusch. Il y avait un sentiment d’austérité. Dans le scénario, il n’y a pratiquement que des dialogues sans aucune description, c’est très austère. Le premier scénario que j’ai lu avait 84 pages et je me suis dit que ça pourrait être drôle." Dès la première lecture du scénario, Alexandre Payne a tout de suite pensé à Bruce Dern pour le rôle du vieil homme."Cette idée ne m’a pas quitté en 9 ans." explique-t-il "J’ai également pensé à une trentaine d’acteurs du même âge pour être sûr que je ne me trompais pas en choisissant Bruce."

Alexander Payne et Bruce Dern
Alexander Payne et Bruce Dern © 2013 Paramount Picture / Merie Wallace

Bruce Dern se souvient du premier contact avec son futur réalisateur :"Il y a 9 ans, j’ai reçu le scénariode Nebraska, sans proposition, sans rien. Juste un petit mot qui disait : "J’aimerais que vous lisiez ce scénario". Je l’ai lu, puis je lui ai envoyé un petit camion (un jouet pour enfant) avec quelques lignes pour lui dire ce que j’avais vu dans le scénario. "Je connais Woody. Pour être lui, je ne jouerai pas, je serai moi-même. J’ai confiance. En ne jouant pas, vous verrez Woody à travers moi. Je le vois comme un partenaire, et il trouvera un partenaire en moi. Je vous laisserai faire votre travail, à vous et au chef opérateur : vous découvrirez ce que je fais sans en imposer aux spectateurs. Woody est un rêveur etaujourd’hui plus personne ne rêve comme lui."Le choix des acteurs est un moment essentiel pour Alexandre Payne :"Tout est fondamental à la réalisation d’un film : le cadrage, les décors, le montage, la musique, mais si on a raté le casting et si on est passé à côté du scénario, on aura de sérieux problèmes dans la salle de montage. Si on s’est trompé en choisissant les acteurs, il faut tricher en coupant certaines scènes ou en usant de différents petits trucs pour arranger les scènes un peu ratées et c’est vraiment pénible."

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