Vous avez remarqué ? Non, parce que vous vous en fichez comme d’une guigne et vous avez bien raison ! Je n’ai pas parlé et a fortiori donné mon avis sur la nomination de Frédéric M. à la tête du Ministère de la Culture. C’est un peu inquiétant tout de même ce tropisme qui prend le nom pour la chose et tout « Mitterrand » pour la gauche (en rappel : tous les frères et sœurs de François M. restèrent à droite toute leur vie, eux, l’une d’entre elles menant même activement campagne pour l’école privée au plus fort de la bataille, preuve si besoin était que le nom ne fait rien à l’affaire). Mais c’est après tout le fait d’un Prince qui a tout compris de la com. Que ceux qui lui emboîtent le pas pour le louer ou le critiquer sachent qu’ils tombent tous dans le piège tendu. Et que par conséquent le Prince en question doit bien se marrer le soir dans son château !Second tropisme rigolo : on se félicite de la nomination d’un artiste à la tête des artistes, pour aller vite. Et une tautologie rassurante de plus. Quand Malraux est aux commandes de fait, tout va bien. Mais quand c’est Madame Albanel, dont on oublie trop souvent qu’elle est une dramaturge à succès, faut-il vraiment s’en féliciter ? Un artiste évidemment, ce n’est pas en soi un bon ou mauvais ministre de la Culture. On est prié de juger ce dernier sur sa politique et sur rien d’autre.Mais, en lisant ce matin « Le Parisien », j’ai été rassuré. Deux personnalités indiscutables et dont l’œuvre artistique parle d’elle-même ont apporté en quelques phrases bien senties leur soutien franc et massif au nouveau ministre. Ils ont trouvé les mots pour être totalement satisfaits et solidaires d’une action qui n’a pas encore été entamée par quelqu’un qui, et pour cause, ne l’a jamais évoquée en public… Oui, Line Renaud et Marc-Olivier Fogiel se félicitent de la nomination de Frédéric M. Vous voulez le fond de ma pensée ? L’auteur de « Lettres d’amour en Somalie » mérite mieux, bien mieux. A lui donc d’aller chercher par son action culturelle des soutiens dignes de ce nom (de son nom ?!, retour à la case départ !).Ah ! ça ira !« Il lui lisait chaque jour un passage d’un roman soigneusement choisi. C’était leur façon d’être ensemble. Une parmi d’autres. Mais tous deux tenaient à elle et ne pouvaient plus s’en passer. »Yves Navarre, « La Terrasse des audiences au moment de l' adieu »

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