Pour ce dernier post festivalier, on écrira donc « à chaud » selon la règle établie. Et puisque les lauréats seront largement évoqués ici et ailleurs, un mot sur l’Absent : Almodovar. A nouveau un rendez-vous cannois raté et cela commence à faire beaucoup. Le cinéaste espagnol peut désormais à juste titre se considérer ici comme maudit. Son film est déjà dans les salles : chacun peut donc se faire sa propre idée. La mienne est faite depuis longtemps : cette superbe, bouleversante histoire d’amour et de cinéma, d’amour du cinéma et du cinéma d’amour méritait autre chose qu’un pesant silence. Allez voir « Etreintes brisées », c’est la meilleure réponse que l’on peut apporter à l’absence cannoise.Pour le reste, les commentaires iront bon train. Au fil de l’après midi et des rumeurs, ce palmarès huppertien s’est dessiné au peu à peu et sans trop d’erreurs. On se réjouit pour Haneke et on est triste pour Audiard. On se réjouit aussi d’un palmarès finalement très équilibré, bien loin de la radicalité agitée comme un chiffon rouge. Le numéro d’équilibriste est ^presque réussi ce soir, à une exception espagnole près donc.Au fond, je n’ai maintenant qu’une hâte : que vous puissiez rapidement découvrir ces films dont je vous ai parlé durant ces dix jours. Pour qu’enfin le virtuel devienne réalité. Pour qu’enfin pour vibriez à votre tour aux univers flamboyants d’Audiard, Haneke, Mendoza, Giannoli (oublié hélas), Resnais évidemment,…Pour la dernière fois, je ne résiste pas au plaisir de paraphraser Vialatte : et c’est ainsi qu’Audiard est grand !La phrase du soir : « Vous savez quoi ? Je suis heureux. »Droopy

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