Un film de Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Thiesavec Angélique Litzenburger et Joseph Bour

Angélique a soixante ans. Elle aime encore la fête, elle aime encore les hommes. La nuit, pour gagner sa vie, elle les fait boire dans un cabaret à la frontière allemande. Avec le temps, les clients se font plus rares. Mais Michel, son habitué, est toujours amoureux d’elle. Un jour, il lui propose de l’épouser....

Les réalisateurs Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis sont nés à la fin des annés 70 et sont amis de longue date.Claire et Samuel se sont rencontrés à 18 ans à Forbach, Marie et Claire se sont rencontrées quelques années plus tard à La Fémis. Le trio a collaboré une première fois à l’écriture et la mise en scène d’un moyen-métrage, "Forbach" (2ème prix de la Cinéfondation au festival de Cannes en 2008), le film de fin d’études de Claire à La fémis. Ce film mettait déjà en scène la famille Theis.

Party girl
Party girl ©

Samuel a ensuite eu le désir de réaliser un long-métrage sur eux, avec sa mère comme personnage principal. Il s’associe à Marie et Claire et ils signent à six mains le scénario et la réalisation de ce premier long métrage qui a fait l’ouverture de Un Certain Regard au festival de Cannes cette année et a remporté la Caméra d’or.Samuel, qui a eu une formation d’acteur avant de passer lui-aussi par La Fémis, a notamment été comédien dans les oeuvres de Bertrand Tavernier, Philippe Lefebvre, Jean-Michel Ribes...

C’est un film d’action, une comédie romantique, un drame social, un film portrait, une fiction-documentaire... On aimerait en tout cas que ce soit tout ça

Party girl dresse le portrait d’Angélique, la mère de Samuel Thies et met en scène sa véritable famille. Chaque membre y joue son propre rôle. Autour d’eux, les autres personnages sont incarnés par des acteurs non-professionnels. Mais comment passe-t-on de la réalité à la fiction ?"Nous sommes partis du contexte autobiographique : la question des enfants d’Angélique, sa vie de cabaret, son mariage, sa fille Cynthia placée dans une famille d’accueil, etc. Il fallait ensuite fictionnaliser les événements, les organiser pour en faire une histoire de cinéma. Avec ses enfants, nous sommes donc partis des vrais rapports. Sur ce terrain-là, on n’invente rien. C’est suffisamment fort, c’est la base. Nous avions décidé que le mariage était le fil conducteur qu’on allait tirer tout au long du film. Et en partant de ces éléments réels, il fallait ensuite trouver au personnage d’Angélique une trajectoire forte, et pour cela, inventer aussi des scènes, des situations, des enjeux, tout en restant fidèle à ce qu’étaient les personnages fondamentalement. C’était donc un travail d’équilibristes : nous marchions sur un fil tendu entre la fiction et la réalité. Nous étions tous trois garants de cet équilibre fragile, sachant que la fiction demande toujours que l’on fasse des actes forts, mais que le fait d’utiliser le réel nous obligeait à la précaution. "

Quand Angélique joue Angélique "Angélique a eu le courage d’assumer pleinement son personnage. Dès l’écriture, elle n’a pas voulu mettre de voile sur les sujets parfois complexes qu’on aborde avec le film : sa vie marginale, son rapport à ses enfants, aux hommes. Elle trimballe une vie passée dans le milieu de la nuit, avec la fête et l’alcool, mais aussi un mystère. Nous avons essayé d’attraper quelque chose de ce mystère avec elle. Et elle a accepté de s’ouvrir et de nous donner accès à son intimité et son intériorité. "

Party girl a déjà récolté de nombreuses récompensesdont la caméra d'or au Festival de Cannes

et aussiFestival de Cannes 2014, Prix d'ensemble Un Certain RegardFestival de Cabourg 2014, Grand PrixFestival Paris Cinéma 2014, Prix du publicFestival d'Odessa 2014, Prix d'interprétation féminine

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