L'historien Benjamin Stora est très présent en ce moment. Il décerne bons et mauvais points sur les films qui font l'actualité, plutôt des cartons rouges d'ailleurs à l'encontre de "Hors-la-loi" et de "Des hommes et des dieux". C'est son droit le plus absolu, et ses éclairages sont souvent intéressants. Il fait cette semaine de nouveau l'actualité : l'un des appels de couverture du "Point" et une pleine page dans "Le Monde" d'hier soir. Avec à la clé de fracassantes révélations, nous dit-on, sur l'attitude de François Mitterrand garde des Sceaux durant la Guerre d'Algérie et bien peu regardant sur l'utilisation de la peine de mort. Qu'un historien semble manquer à ce point de mémoire, c'est inquiétant quand même ! Tout ce que dit Stora en la matière, je l'ai lu il y a vingt ans (oui, vingt ans !) dans un livre publié par les respectables éditions du Seuil (donc avec une large diffusion...), sous le titre "La Main droite de Dieu, enquête sur les liens de l'extrême droite et de François Mitterrand" et rédigé par Thomas Legrand, Emmanuel Faux et Gilles Perez. Au centre des informations alors inédites, le même témoin cité par Stora : Jean-Claude Périer, un ancien haut fonctionnaire, alors membre du CSM. Rien de nouveau sous le soleil donc. Ce qui n'enlève rien au caractère sulfureux de ces révélations évidemment. Mais ce souffre-là sent le réchauffé et c'est un peu dommage, non ?

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