Quatre ans après "Dernier train pour Busan", le réalisateur coréen revient avec un nouveau film de zombies, genre très en vogue dans le cinéma mondial. Le débat est vif entre les journalistes du Masque et la Plume.

Peninsula de Sang-Ho Yeon
Peninsula de Sang-Ho Yeon © Sang-Ho Yeon

Le film présenté par Jérôme Garcin

Peninsula, le dernier film d’horreur du sud-coréen, Sang-Ho Yeon, met en scène l’histoire d’un soldat qui a réussi à s’échapper de la péninsule coréenne infestée de zombies et doit retourner à Séoul pour récupérer un camion rempli de dollars. Sur place, il découvre que des personnes non infectées ont survécu.

Xavier Leherpeur : un jeu vidéo brillant très carpenterien 

C’est plaisant à regarder, mais cela ne m’a pas nourri.

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"En tant que grand fan du Dernier Train pour Busan que j’avais trouvé méchant, narquois, politique, fielleux, sardonique, inventif, bref, tout ce que j’aime…  j’avais eu le temps d’espérer ce grand retour des zombies. Or, quatre ans plus tard, je me retrouve devant un jeu vidéo brillant très inspiré de John Carpenter (ce qui est, dans ma bouche, un compliment) mais tout ce que j’avais aimé dans le précédent a un peu disparu… C’est prudent, très efficace, toujours jubilatoire dans la surenchère mais le scénario manipule de manière très artificielle les séquences de poursuites, les jeux de cirque où on se bastonne et, au bout du compte, le film ne progresse pas. 

Eva Bettan : une noirceur profonde et une énergie folle

Je vois, dans Peninsula, un film catastrophe d’une noirceur profonde qui va au-delà du film de genre.

"Je ne connais strictement rien aux films de zombies.  Peu importe, au fond, l’histoire assez banale, il y a une énergie de cinéma. Le film raconte la contamination du monde et la perte d’humanité, le zombie est plus effrayant que la mort. " 

Michel Ciment est déçu

C’est du gore : deux heures de boucherie et de massacre. Un film laborieux et utilisateur de recettes.

Après un premier film d’animation avec des zombies et son précédent, très réussis, je suis déçu par le dernier, on a l’impression qu’il exploite une recette.  C’est deux heures de boucherie, de massacre au ralenti sur des musiques sirupeuses, un happy-end interminable ; enfin, tous les clichés de ce genre de série Z. Ce cinéma, très méprisé hier, revient avec le vent en poupe, c’est lié je crois au fait que le cinéma coréen actuel est l’un des plus grands au Monde. Du coup, on a tendance à porter tous les films coréens au pinacle. »

Jean-Marc Lalanne a pris énormément de plaisir à voir ce film. 

Je trouve le film extrêmement bien construit, et brillant.

"Ce film tombe à pic pour les visions qu’il donne d’une population en proie à une épidémie et parce qu’il répond à un vide du côté du cinéma américain. Ce film vient combler ce manque de cinéma d’action et de poursuite qui fait partie des fondements du plaisir qu’il y a à voir un film, selon moi.  Il nous redonne accès à ça d’une manière brillante. Le sujet du film, c’est ce qui fait l’humain. Ce que montre le film, c’est qu’être un humain, c’est un trajet."

Aller plus loin 

► Le film Peninsula est dans les salles obscures, en France, depuis le 21 octobre 2020, en partenariat avec France Inter.

🎧 Écoutez l'ensemble des critiques échangées à propos de ce film sur le plateau du Masque et la Plume 

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