En ce dimanche matin, le blogueur va assurément bien, puisqu'on prend soin de le lui demander et qu'il en est donc heureux ! Ce sera une journée sans ciné. Ou plus précisément sans film, c’est décidé ! Pas de projection de presse, pas de séance de rattrapage en salle, même pas de DVD (pardon d’avance à l’attachée de presse à qui j’ai dit vendredi : « Mais, oui, j’ai bien reçu le DVD, merci beaucoup, je le regarde dimanche, promis, et je te le renvoie sans faute lundi matin, non vraiment promis, ne t’inquiète pas, croix de bois, croix de fer… ») et encore moins un film à la télé. Rien, pas une image animée.Mais ce ne sera pas une journée sans cinéma du tout. Pour lutter contre son indolence naturelle et hautement revendiquée, le blogueur travaillera d’arrache pied à la rédaction d’un livre, histoire de rattraper l’heureux temps passé à faire autre chose. Le livre en question lui a été récemment commandé par un éditeur malin et sera le premier volume d’une nouvelle collection intitulée « Les 100 premières fois de… » (N.B. Le concept est déposé, plagiaires, renoncez à tout !). Il s’agit pour moi de repérer puis de traiter les 100 premières fois dans l’histoire du cinéma, vous vous en seriez douté. Amusant non ? A lire, j’ai la faiblesse de croire qu’il le sera. A écrire, je regrette parfois d’avoir dit « Facile » quand j’ai accepté !Je ne suis pas un fanatique des faits, des chiffres, des dates et autres données objectives qui faisaient les délices des candidats de l’émission « Monsieur Cinéma » animée par Tchernia, capables de citer avec gourmandise le nom du second assistant réalisateur du premier film tchèque dont le contrat avait été rompu pour manque d’assiduité. C’est vous dire si je souffre quand il s’agit de partir à la recherche du premier film parlant pour lequel une musique originale a été écrite et autres joyeusetés. En même temps, c’est plutôt réjouissant de découvrir un peu par hasard que le premier acteur payé de toute l’histoire du cinéma mondial fut le brave Monsieur Clerc, employé des usines Lumière à Lyon, à qui l’on demanda d’incarner le rôle plutôt ingrat de l’arroseur arrosé dans le petit film du même nom. On accumule ainsi des montagnes de données dont on ne se servira même pas au final de peur de faire fuir les lecteurs. J’ai ainsi appris que le film le plus long de l’histoire du cinéma est à ce jour « The Cure of insomnia » de John Henry Timmis IV (les III précédents me sont tout autant inconnus… !) avec ses 85 heures ! Le vrai risque de cette entreprise ? Recevoir une bonne fessée après la parution de l’ouvrage en septembre prochain quand un lecteur forcément bien intentionné vous dira mielleusement : « Mais, vous vous être trompé, la première comédie musicale date de …). Tant pis ! Comme chantait l’autre, j’y retourne immédiatement et je reviendrai ce soir ici-même vous donner des nouvelles de quelques premières fois insolites, à moins que d’ici là Gad Elmaleh n’ait publié un communiqué de presse pour dire qu’il préférait ajourner la sortie de « Coco ». Information qui vaudrait un post spécial ! Quoi qu’il en soit, à tout à l’heure !La phrase du matin ? « Nos passions sont comme les volcans » Gustave Flaubert

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