• Pour commencer, des nouvelles du fameux bateau d’Arte. Cette année, le hasard (évidemment) a fait qu’il est amarré juste à côté de celui occupé par … Sharon Stone en personne. Une fois encore, les invités de la chaîne culturelle franco-allemande tournent leur regard vers babord uniquement. C’est tout Cannes (bis).- En ce vendredi soir, à J-2 du palmarès, le grand jeu désormais est de savoir qui va revenir à Cannes : en règle générale et par souci d’économie (avec le prix d’une nuit dans un palace parisien, on paye de nombreux pleins à un pêcheur breton actuellement en difficulté), les équipes des films en compétition restent 24 ou 48 heures sur place et retournent d’où elles viennent. Les pronostics vont donc aller bon train, chaque retour cannois ayant valeur d’indice. A ce petit jeu, Ari Folman,le réalisateur israélien du très étonnant et très réussi « Valse avec Bachir », a, quoi qu’il en soit, une longueur d’avance : il n’a jamais quitté Cannes, alors que son film a été présenté le deuxième jour du Festival. A suivre…- Chaque film en compétition fait l’objet d’une très sérieuse conférence de presse qui met en présence l’équipe du film et le gratin de la presse française et étrangère. Ce matin, ce fut au tour de « Synecdoche » le premier film réalisé par le scénariste Charlie Kaufman. Durant de longues minutes questions et réponses portèrent sur le titre : sa signification, son orthographe, son hermétisme, sa valeur commerciale, etc. Bref, on était dans la stratosphère de l’analyse cinématographique…- Quand on demande à l’acteur italien Toni Servillo si la carrière du film « Gomorrah » a bien démarré en Italie. Il répond du tac au tac : « C’est un immense succès. Il a fait deux millions d’euros en quatre jours. » Ainsi va la vie au pays de Fellini : on mesure le succès d’un film non pas sur le nombre d’entrées mais sur ses recettes. En France, c’est l’inverse et je dois avouer que je m’en réjouis. Sauf que cela conduit à une certaine… omerta. Avec plus de 20 millions d’entrées, ça fait combien de millions d’euros pour les Ch’tis, le film d’auteur préféré de Kad Mérad ?- Deux jeunes hommes pénètrent dans le hall du Majestic. L’un d’allure très tatouée et d’apparence très bling-bling dit à l’autre : « C’est dingue ce qu’on voit comme bimbos vulgos (sic) à Cannes ». Soit l’illustration navrante d’une formule qui partout ailleurs fait mon bonheur : « Quand je me vois, je me désole, quand je me compare, je me console. »- Demain, France Culture remettra son Prix cannois à Sandrine Bonnaire. Ceux qui comme moi ont vu et apprécié son film « Elle s’appelle Sabine » en seront heureux. Et ils auront raison.-Pendant ce temps, les Ch’tis ont appris l’heureuse nouvelle (financière) : le film va faire l’objet d’un remake aux Etats-Unis avec Will Smith dans le rôle principal. Comme on dit à Bergues : pas de commentaire.
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