de Stéphane Brizéavec Vincent Lindon, Hélène Vincent, Emmanuelle Seigner

A 48 ans, Alain Evrard est obligé de retourner habiter chez sa mère. Cohabitation forcée qui fait ressurgir toute la violence de leur relation passée. Il découvre alors que sa mère est condamnée par la maladie. Dans ces derniers mois de vie, seront-ils enfin capables de faire un pas l'un vers l'autre ?

A l'instar de Mademoiselle Chambon (2009) ou de Je ne suis pas là pour être aimé (2005), Quelques heures de printemps explore également des thèmes qui sont chers au réalisateur Stéphane Brizé : l'importance des relations entre un homme et une femme, la difficulté de parler de ses sentiments et de s'ouvrir aux autres ou le besoin de changement dans la vie des personnages. Le film repose sur un sujet fort : le choix de mettre fin à ses jours."En 2004, j’ai vu un documentaire extraordinaire à la télévision : "Le choix de Jean"." explique Stéphane Brizé "Ce film montrait les derniers mois de la vie d’un homme, Jean, atteint d’une maladie incurable, qui avait décidé de mourir avant d’arriver en phase terminale de la maladie. J’ai vu le film, il m’a bouleversé et puis il est resté dans un coin de ma tête. Il m’a aussi permis de découvrir le protocole précis que suivent les personnes qui décident de mourir de cette manière. Ça, je ne pouvais pas l’inventer", ajoute le cinéaste.Quelques heures de printemps est composé de longs plans-séquences: ""Il y a pour moi, dans ces scènes qui se tournent sans aucune coupe, un espace d’où émerge une authenticité qui me touche profondément". Ce choix créé forcément des difficultés supplémentaires : "Les acteurs savent qu’ils doivent être bons ensemble, qu’il n’y a pas droit à l’erreur. Cela met une vraie pression, je crois", explique Stéphane Brizé.

Vincent Lindon et Emmanuelle Seigner
Vincent Lindon et Emmanuelle Seigner © Diaphana Distribution
Emmanuelle Seigner, qui joue dans le film, n'était pas la première actrice à laquelle pensait Stéphane Brizé lors de l'écriture du scénario : "au moment de l’écriture, j’étais à mille lieux d’imaginer une femme comme elle pour jouer Clémence. Je m’étais laissé emmener assez naturellement vers un autre type de femme, un type de femme que l’on trouve d’une manière assez récurrente dans mes films précédents", explique-t-il. Après réflexion, le cinéaste a pu voir la puissance à l'écran du couple qu'elle formerait avec Vincent Lindon : "A partir du moment où j’ai pensé à elle, cela m’est apparu comme une évidence, avec l’intuition qu’avec Vincent ils feraient un très beau couple de cinéma. Un couple très puissant physiquement, très sexy."
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