Sur Avignon et le cinéma, récemment évoqués, mon excellent confrère Vincent Josse me signale l’existence du film de Diamant-Berger consacré à l’entomologiste Jean Henri Fabre (1823-1915) avec Pierre Fresnay dans le rôle titre (un « Monsieur Fabre » à ne pas confondre avec « Monsieur Vincent », les deux films ayant Fresnay dans un biopic en commun !). Vincent (Josse !) précise qu’on y voit largement Avignon et que le film a renforcé son amour pour cette ville. Décidément, Avignon et le cinéma, c’est un couple qui existe bel et bien ! Décidément, il faut du temps en tout !Mauvaise nouvelle ce matin. J’apprends le décès du romancier Thierry Jonquet dont je me suis toujours demandé pourquoi les livres sombres et étincelants n’attiraient pas plus les scénaristes. France 2 avec « Boulevard du Palais » a littéralement massacré « Les Orpailleurs » le roman originel qui aurait pu donner lieu à un feuilleton noir de chez noir. Mais, il me revient en mémoire que Pedro Almodovar a adapté pour son prochain film un roman de Jonquet, « Mygale ». Un roman sulfureux et scandaleux à souhait. Jonquet tient peut-être là sa revanche posthume vis-à-vis du cinéma. On se demande comment le cinéaste espagnol va s’approprier ce polar pas comme les autres. Réponse à Cannes l’an prochain peut-être !Seconde mauvaise nouvelle du jour. J’ai craqué. J’ai repris. Non, pas la cigarette qui est du nanan à côté de ça. Et je sais de quoi je parle. J’ai replongé dans le cinéma, les films quoi. C’était hier soir. J’ai machinalement allumé le lecteur de DVD et inséré un disque reçu au courrier du matin. Je vous assure, au début, je ne me suis pas rendu compte de ce que je faisais. Juste le côté compulsif du geste fatal : insérer un DVD. Impossible ensuite de m’arrêter. Bref, j’ai repris. J’essaye de limiter à un par jour, mais je me connais. Faible comme je suis, je ne vais pas m’arrêter là.Mon premier film de reprise ? « La Traversée de Paris » de Claude Autant-Lara dans une superbe version restaurée en Haute Définition (ça, c’est pour l’alibi, pour le cas où je me ferais plaquer au sol par de bonnes âmes venues me rappeler ma promesse d’abstinence). J’entends déjà les commentaires : il aurait au moins pu reprendre avec un Bergman ou un Antonioni. Non, j’ai versé dans la facilité la plus abjecte : revoir ce petit bijou de méchanceté et de noirceur avec un trio Bourvil, Gabin et de Funès au sommet. C’est du brutal tricoté à l’origine par Marcel Aymé, revu pour le cinéma par les talentueux Aurenche et Bost. Tout y est noir à l’image du marché largement évoqué. C’est un film qui appuie là où ça fait mal. Alors, oui, j’ai craqué, mais pas pour un navet quand même ! Pour information, le DVD sort le 9 septembre, chez TF1 Vidéo, accompagné d’un documentaire passionnant qui revient sur le tournage et l’histoire du film. A voir et à revoir selon la formule consacrée.Ah ! ça ira !La phrase du jour ?« Dilettante : Personne qui ne se fie qu’aux impulsions de ses goûts. » Le Petit Larousse

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