"L'interview qui tue" : le film qui ne sortira pas dans les salles américaines
"L'interview qui tue" : le film qui ne sortira pas dans les salles américaines © Sony Pictures

L'enquête sur la cyberattaque massive conduite il y a un mois contre le studio Sony Pictures conclut en la responsabilité de la Corée du Nord. Le FBI dit avoir "suffisamment" des preuves.

La Corée du Nord est bien derrière le piratage informatique majeur qui a visé le studio de cinéma Sony à l'automne/ telle est donc la conclusion à laquelle est arrivée hier, vendredi, la police fédérale américaine.Le FBI qui estime par communiqué qu'il s'agit là d' un comportement "pas acceptable pour un Etat".

Le sénateur John McCain, qui va présider en janvier la très puissante commission des forces armées du Sénat, a même qualifié cette attaque informatique "d'acte de guerre".

D'après une source gouvernemantale américiane, la Chine pourrait être également impliquée. Soit parce que des Chinois auraient collaboré avec les hackers, soit parce que ces derniers auraient utilisé des serveurs chinois afin de masquer l'origine de leur attaque.

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Graves menaces

Mais le fait que ce soit le FBI qui se charge publiquement du dossier plutôt que le commandement militaire en charge de la défense du cyberespace laisse penser que l'administration Obama ne souhaite pas aller aussi loin.

"Nous sommes extrêmement inquiets de la nature destructrice de cette attaque contre une entreprise privée et les citoyens qui y travaillent", ajoute le FBI qui souligne, comme l'avait suggéré la Maison Blanche la veille, qu'il s'agit d'une des "menaces les plus graves contre la sécurité nationale" des Etats-Unis.

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Mercredi, Sony Pictures a décidé d'annuler la sortie de "L'interview qui tue!", comédie satirique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un. Une décision prise après que le groupe de hackers "Guardian of peace", qui a revendiqué l'attaque informatique, menaçe de s'en prendre aux salles de cinéma et aux spectateurs. Il promettait notamment un nouveau 11-Septembre si Sony n'obtempérait pas.

Sony - Corée du Nord : le piratage
Sony - Corée du Nord : le piratage © Radio France
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