de Naomi Kawaseavec Nijiro Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsuda et Tetta Sugimoto

"La mort apporte à ceux qui restent de connaître la solitude et l’inquiétude " écrit Naomi Kawase dans la note d'intention qui accompagne la présentation de son film "Mais cette solitude nous apprend la tendresse. Elle nous permet de mieux comprendre les blessures des autres et nous réchauffe le coeur. " poursuit-elle. L'an dernier la réalisatrice a perdu sa mère adoptive, celle qui l'avait élevée. "Plus la solitude est profonde, plus la tendresse est grande. " écrit-elle à ce sujet "Mais les règles de l’univers transcendent nos solitudes. C’est ainsi que, même si ma mère adoptive est morte, le soleil se lève et la lune se montre pleine. C’est cette grandeur, la grandeur de la nature que je souhaite exprimer dans ce film. "

Naomi Kawase a situé l'histoire de Still the water sur l'île d'Amami, île dont ses ancêtres sont originaires. Les habitants pensent qu’un dieu habite chaque arbre, chaque pierre et chaque plante. Ils pensent être protégés par les éléments de la nature avec lesquels ils vivent en harmonie, si bien qu’ils peuvent laisser leur cœur grand ouvert. Lorsqu’ils assistent à la mort d’un proche, au lieu de se lamenter, ils considèrent cette séparation comme temporaire dans l’écoulement du temps. Il s’agit d’une âme qui s’en va, elle continuera de vivre heureuse et souriante au pays de Neriyakanaya.Ils pensent être protégés par les éléments de la nature avec lesquels ils vivent en harmonie, si bien qu’ils peuvent laisser leur coeur grand ouvert. Lorsqu’ils assistent à la mort d’un proche, au lieu de se lamenter, ils considèrent cette séparation comme temporaire dans l’écoulement du temps. Il s’agit d’une âme qui s’en va, elle continuera de vivre heureuse et souriante au pays de Neriyakanaya.

Naomi Kawase dirige ses comédiens
Naomi Kawase dirige ses comédiens © Japanese Film Partners

Naomi Kawase conclut son propos ainsi :"Je souhaiterais que les spectateurs se rendent compte que nous, les hommes, ne sommes pas au centre de toutes choses ; nous ne sommes qu’une partie du cycle de la nature. J’ai voulu construire une histoire qui induise que cet immense cycle dans lequel nous sommes contenus est d’essence divine. Notre âme est complexe, vague et imprévisible. J’espère, par ce film, voirgrandir la sagesse de l’homme au contact du dieu que nous appelons "nature". Que ce film puisse enrichir son âme. "

Still the water
Still the water © Japanese Film Partners
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.