C’était pour rire ce matin : je ne vais pas ce soir vous ennuyer avec les « premières fois » récoltées dans la journée. Enfin, comme il ne faut jamais dire "Fontaine...", sachez tout de même que « Le Vol du rapide » également nommé « L’Attaque du grand train » film américain de 1903 détient trois « premières fois » à lui tout seul : premier western, premier film d’action et premier film à avoir engendré (dès l’année suivante !) un remake ! Qui dit mieux ? Si je parvenais à trouver autant de « bonnes occasions » tout irait pour le mieux dans un monde idéal. Mais un monde idéal est-il souhaitable ? Oui, mille fois oui !Sinon quoi ? J’ai lu dans le « Marianne » de cette semaine une intéressante enquête qui, signe des temps, faisait une partie de la une de l’hebdomadaire : « Pourquoi le ticket de cinéma est hors de prix ». Je vous laisse le soin de découvrir, si vous le souhaitez, le déroulé de cet article. Mais le constat initial est assez désolant : le prix du ticket de cinéma en France est aussi élevé qu’à Londres, Zurich et Oslo, tandis qu’à Varsovie ou Budapest, il est deux fois moins cher. Les différences de niveau de vie n’expliquent pas tout. Et les cartes illimitées ne doivent pas cacher le fait qu’une sortie familiale au cinéma ressemble à une virée de luxe pour un peu que s’y ajoutent frais de transport et de parking, voire de restaurant. Et pourtant, il tourne : le cinéma fait un tabac en ce temps de crise et les spectateurs affluent dans les salles obscures. Des chiffres m’ont fait sursauter plus que d’autres. Dans le réseau UGC, le prix moyen d’un ticket est de 6,30 € soit plus cher que dans des salles indépendantes ou de petits réseaux comme Le Méliès à Montreuil, L’Athénée de Lunel, Les Diagonal de Montpellier ou les Utopia d’Avignon et Bordeaux. Choquant ? Assurément parce que je sais d’expérience que ces salles font plus d’effort en général que le réseau UGC pour contenter les cinéphiles. Elles organisent des débats, des rencontres, des rétrospectives, s’astreignent à garder des films plus longtemps afin qu’ils aient le temps de trouver leur public, chouchoutent le jeune public, soigne et diversifient leur programmation. Bref, elles font un réel travail d’animation autour du cinéma et offrent une véritable plus value qu’elles ne répercutent manifestement pas dans le prix du ticket. Quoi qu’il en soit, il faut avoir conscience de l’effort entrepris par ce réseau de salles unique dans le monde. Il appartient à chaque spectateur-cinéphile de soutenir en priorité ces cinémas qui aiment le cinéma. Quant au prix du ticket, les professionnels devraient éviter de trop tirer sur la corde, s'ils ne veulent pas un beau jour se retrouver en train de pleurer comme des fontaines parce que les spectateurs auront déserté les salles pour cause de budget asséché...La phrase du soir ? « Dans mon beau quartier, la résistance, c’est l’amour, c’est la vie. La femme, l’enfant sont des trésors. » Paul Eluard

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