Un film d'Abderrahmane Sissako avec Ibrahim Ahmed dit Pino, Toulou Kiki, Abel Jafri et Fatoumata Diawara

Le film a fait partie de la sélection officielle du festival de Cannes 2015

Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans.En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques.Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou, le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée.Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

"Le 22 juillet 2012 à Aguelhok, une petite ville au nord du Mali, alors que plus de la moitié du pays est occupée par des hommes dont la plupart sont venus d’ailleurs, s’est produit dans l’indifférence quasi totale des médias et du monde un crime innommable. Un couple d’une trentaine d’années qui avait eu le bonheur de faire deux enfants a été lapidé jusqu’à la mort.Leur crime : ils n’étaient pas mariés devant Dieu. La scène de leur mise à mort diffusée sur internet par les commanditaires est horrible : seules leurs têtes dépassent du sol où ils sont enterrés vivants.La femme, au premier coup de pierre reçu, émit un cri rauque puis un silence. Elle était morte. L’homme ne dit rien. Cinq minutes après, ils furent déterrés pour être enterrés plus loin.Aguelhok n’est ni Damas ni Téhéran. Ce que j’écris est insupportable, je le sais. Je ne cherche aucunement à émouvoir pour promettre un film. Ce que je veux, c’est témoigner en tant que cinéaste. Je ne peux pas dire que je ne savais pas, et, puisque maintenant je le sais, je dois raconter dans l’espoir qu’aucun enfant ne puissent apprendre plus tard que leurs parents peuvent mourir parce qu’ils s’aiment. " - Abderrahmane Sissako

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