Et si on faisait une pause cinéma ? C’est vrai quoi y a pas que le 7éme Art dans la vie après tout ! Il y le soleil (qui brille ou pas), l’amour, les livres, les enfants, la musique, la sieste, les regards, les souvenirs et les envies. Comment ? C’est ce dont parle le cinéma qu’on aime ici en général ? Pas faux ! Mais, c’est mieux en vrai, non ? Qu’est-ce qu’on apprécie le plus in fine les jambes de Fanny Ardant telles que les voit (dans notre souvenir… il faudrait revoir « Vivement dimanche ! » de Truffaut au plus vite !) Jean-Louis Trintignant à travers un soupirail ou tout simplement celles de la bien aimée ?! D’accord, d’accord, le cinéma enchante la vie (c’est le projet réussi de Jacques Demy). D’accord, il sublime la vraie vie. Mais la vraie vie peut être sublime, non ? Rassurez-moi ! Sinon, à quoi bon la vivre ? On ne peut passer son temps à voir des films pour juste se persuader que mieux vaudrait rester dans la salle de projection, bien à l’abri façon Tarantino. Ce serait un peu trop se comporter en adolescent attardé. Alors, c’est quoi la solution ? Voir « Vivement dimanche ! » avec sa bien aimée ! Faire l’alliance de la vraie vie et du cinéma le temps d’un film. Double plaisir. Mais, attention, il faut choisir son camp. Ne pas tout confondre. Ne pas se fondre et se dissoudre dans l’écran, comme chez Woody Allen. C’est la mort assurée. Pas de danger en ce qui me concerne. La meilleure preuve, la meilleure assurance, ce serait la preuve par l’absurde : voir un mauvais film avec la bien aimée. On mesure alors parfaitement que l’essentiel n’est pas sur grand écran. Et un bon film n’a pas le pouvoir d’inverser l’ordre naturel des choses : choisir la vraie vie. Ne pas s’enfermer dans la « chambre verte » truffaldienne (et merci à lui de l’avoir ouverte pour s’assurer de la nécessité d’en refermer la porte…).Alors, oui, il faut multiplier les films à voir comme autant de petits cailloux blancs et d’émotions à partager. Ne surtout pas à hésiter à enrichir sans cesse la liste des films à voir ou revoir comme autant de promesses de bonheurs en devenir, de communions futures. On se parle avec des envies communes même si on ne les réalise pas tout de suite. On se parle avec des titres de films jamais vus mais attendus, espérés, prévus. Et donc retour au cinéma ! Qui décidément ne nous quitte pas. Mais, c’est pour la bonne cause, celle d’une vie qu’on souhaite bien remplie, une vie plurielle, une vie qui avance. Et des films qui avancent avec nous. Les films de nos vies.Ah ! ça ira !La phrase du soir ?« Sa voix lui manquait. Infiniment. Alors, son rire déferlait dans sa tête. Ce n’était pas comme un souvenir atténué. Mais une vraie cascade de sons aimés par dessus tout. »Henri Calet, « L’Italie à la paresseuse »

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