Et me direz-vous (si, si...!), que peut-on aller voir de bien au cinéma en ce premier week-end de septembre ? Quelques recommandations forcément subjectives et décidément enthousiastes :

"A perdre la raison" de Joachim Lafosse : encensé ici-même lors de sa présentation cannoise. Et bizarrement boudé par une partie de mes confrères pour sa sortie en salles la semaine dernière. Curieux retourments de vestes, et indignes. Mais peut-être ce film est-il trop dérangeant avec sa façon de tordre le fait divers et de le pousser dans les derniers retranchements de l'humanité. Et puis Emilie Dequenne y est parfaite, alors...

"Madame Solario" de René Féret : voir le post précédent. Mais c'est maintenant qu'il faut aller voir et admirer cette sublime fleur de poison. Maintenant et non quand elle aura disparu des impitoyables écrans dévoreurs de films.

"Les Enfants loups" de Mamoru Hosoda : parce qu'il n'y a pas que Miyazaki quand on aime l'animation japonaise ! Il faut désormais compter avec Hosoda qui électrise la nature avec une incroyable maestria. Et, de grâce, que les enfants n'oublient pas d'y emmener leurs parents.

"La Vierge, les Coptes et moi" de Namir Abdel Messeh : il est plus que malin ce cinéaste français d'origine égyptienne, car dans ce premier film il mélange avec brio l'amour du cinéma et l'autofiction dans u ne célébration aussi conjointe que réjouissante et libre. Courez-y !

Sinon quoi ? Ceci, d'Aragon, et c'est tout :

Te prendre à Dieu contre moi-même

Etreindre, étreindre ce qu'on aime

Tout le reste est jouer aux dés

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Suivre ton bras toucher ta bouche

Etre toi par où je te touche

Et tout le reste est des idées

(Le Tiers Chant, in Le Fou d'Elsa)

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