Les ponts de Sarajevo
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En avant-première à Sarajevo, le 27 juin, la diffusion du film Les Ponts de Sarajevo. A l’initiative de la productrice Fabienne Servan-Schreiber et de Mirsad Purivatra, 13 réalisateurs ont donné dans 13 courts-métrages leur vision de Sarajevo. De Jean-Luc Godard à Pedro Costa et Isild le Besco, sous la direction artistique de Jean-Michel Frodon.

Ce film est également présenté le 27 juin à Sarajevo dans le cadre de Sarajevo, Coeur de l'Europe pour commémorer le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale. Il sortira en salles en France le 2 juillet.

Sous la direction artistique de Jean-Michel Frodon, il a été confié à 13 réalisateurs le soin d'évoquer cette ville qui est à la fois le théâtre du début de la Grande Guerre, et celui du plus long siège dans l'histoire de la guerre moderne (1992 à 1996).

Sarajevo est devenue une ville symbole .

Tout le monde se l'approprie de différentes manières, et les cinéastes qui s'expriment dansLes Ponts de Sarajevo ne sont pas tous des visiteurs habituels de la ville, mais tous se sentent concernés par son histoire.

Le titre, Les Ponts ..., fait référence d'une part au fait que l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand, s'est déroulé sur le pont latin, mais aussi à la relation particulière que les bosniaques ont avec certains ponts : Le pont sur la Drina, célèbre roman d'Ivo Andric, ou le bombardement et la reconstruction du pont de Mostar.

Le premier mérite du film est d'être allé au-delà de cette mythologie habituelle : ne reste des ponts que l'idée essentielle qu'ils font les relations entre les êtres.

Sarajevo 1
Sarajevo 1 © Radio France / Christine Siméone

Fiction, documentaire ou recherche graphique

La série des courts métrage commence par la reconstitution métaphorique du meurtre de l’Archiduc par Kamen Kalev avant que l’épisode de la guerre de 14 racontée par Leonardo Di Costanzo ne nous plonge dans l'horreur des tranchées. Isild Le Besco suit un petit garçon hors-norme, doté d'une énergie phénoménale, amoureux de sa ville, Dans un souci plus documentaire, Aida Begic raconte la douleur mais aussi l’extrême vitalité de la population de Sarajevo durant le siège.

Ce film est soutenu par la Mission Centenaire , pour qui ce "projet a pour ambition de livrer une réflexion polyphonique sur l’Europe unifiée et pacifiée dont Sarajevo aspire à devenir le symbole, ce que suggère la référence aux ponts du film, métaphore de la destruction et de la reconstruction".

Jean Michel Frodon, directeur artistique du projet

Comment filmer l'Histoire

Jean-Luc Godard a fait l'un des 13 courts-métrages

Ursula Meier, auteur de Silence Mujo , l'un des treize courts-métrages

La bande annonce

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