Et si on prenait un peu d’avance en ce dimanche soir avant de retrouver les joies du métro-boulot-dodo et surtout avant mercredi prochain date de sortie de 15 nouveaux films ? Quoi ? Vous avez bien lu comme moi ce que je viens d’écrire (oui, il m’arrive de me lire en écrivant, pas facile, mais on peut y arriver !), donc oui, vous avez bien lu, 15 nouveaux films dans les salles sans compter deux rééditions pour faire bonne mesure.« Le Film français » de cette semaine se penche d’ailleurs sur ce phénomène, en précisant que pour le seul premier trimestre de cette année ce sont au total 178 films qui seront effectivement sortis. Il faut savoir que la France connaît là une situation totalement singulière : dans aucun autre pays au monde ne sortent autant de films. C’est un débat en forme de serpent de mer. En ces temps de crise et de raréfaction singulièrement, on a quand même scrupule à se désoler d’un « trop plein » venant d’un art qui est aussi une industrie.Certes, pourquoi se le cacher, la majorité des quinze films de cette semaine vont « embrasser Fanny » comme disent les joueurs de boules. Pas tout à fait, car aucun ne fera zéro point (ou « entrée » si vous préférez), mais les scores de fréquentation seront tellement bas que ce sera tout comme embrasser Fanny, manger son chapeau ou avoir été mis minable ! Seulement voilà, un film qui ne marche pas n’est pas comme une partie perdue que l’on peut effacer en gagnant la suivante. Le faire naître ce premier ou ce second film notamment a souvent été un parcours du combattant, puisque tout le monde ne s’appelle pas Gad Elmaleh (heureusement…). Un échec peut signifier l’arrêt net d’une carrière. Faut-il pour autant décréter l’impossibilité de sortir plus de x films par semaine ? Ce serait d’une bêtise absolue. Il y a trop de films, dit-on. Oui, mais lesquels a-t-on envie de répondre ? Le monde de l’édition connaît rituellement ce même débat au moment de la rentrée littéraire. Mais peut-on vraiment se plaindre de l’abondance ? Cette incroyable richesse de l’offre cinématographique hebdomadaire, c’est l’assurance que tous les publics et toutes les cinématographies ont leur place. Je vous parlerai finalement demain de mes coups de cœur de la semaine à venir. Mais pour illustrer mon propos, regardons précisément cette semaine du mercredi 25 mars 2009. On pourra voir, entre autres, le nouveau film de Sophie Fillières, une grosse production hollywoodienne avec Clive Owen (ahhhh ! disent les filles) et Julia Roberts (ohhhh ! disent les garçons), deux documentaires dont un sur Van Gogh, la superproduction chinoise de John Woo, un film intimiste japonais, un dessin animé également japonais et même, tenez-vous bien, un film qui résulte d’une production réunissant Macédoine, France, Belgique et Slovénie. Diversité, mon amour ! La phrase du jour ? « Marcher sur l’eauÉviter les péagesJamais souffrirJuste faire hennir les chevaux du plaisirOsez, osez JoséphineOsez, osez Joséphine »Alain Bashung, « Osez Joséphine »

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