"La cinéphilie vieillit », cette terrible phrase c’est l’un des producteurs invités à notre émission de ce vendredi qui l’a prononcée. Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’on constate de toutes parts un déclin de la cinéphilie chez les jeunes. Il faut entendre par cinéphilie un amour du cinéma qui conduit progressivement à une culture du cinéma. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’on est allé voir un soir « Twiliight 2 » et qu’on a aimé ça qu’on est un cinéphile. Disons qu’il faut un peu plus d’engagement que cela ! Disons que l’image d’un cinéma comme pur divertissement doit être dépassée. Disons que le cinéma doit se décliner au pluriel danbs l’esprit du cinéphile. Donc c’est cette population, essentielle, qui tend à disparaître. On va au cinéma mais comme un consommation d’images et d’histoires qui ne prêtent ni à conséquences ni à généalogie. On vient pour se faire peur ou se faire plaisir. Un plaisir immédiat à l’image du pop corn que l’on déguste en regardant les images sur le grand écran. Quoi ? Le cinéma comme un art qui pourrait ouvrir sur le monde, aider à vivre et donner à voir et puis quoi encore ? De l’intimisme ? oui mais entre deux apprentis Draculas ! C’est un cinéma sans mémoire. Ou plutôt un cinéma d’une mémoire réduite aux caquets d’une nostalgie mortifère. C’est pourquoi, on communie avec Tintin, le petit Nicolas, Astérix ou Lucky Luke. Des figures hors du cinémùa mais des figures rassurantes. Un cinéma de BD, un cinéma de bébés. Un cinéma de doudous ambulants que l’on regarde en suçant le pouce des souvenirs. Pour la création originale, passeez votre chemin. Circulez, il ,n’y a rien de pire qu’un art qui vit sur le dos autres. ? On appele ça une charogne. En faisant de ces héros de papier, des héros de ciné, les producteurs et réalisateurs prennent le risque de l’engrenage infernal, alors que le rusé ( ?) Besson s’apprête, lui, à az dapter Adèle Blanc-sec, d’après Tardi. De la BD certes, mais de la BD libertaire et qui tire dans le tas. Voire…Reste un cinéma français tétanisé par des succès publics en forme de rouleaux compresseurs de la standardidation. Et empêché de mener à bien sa missiuon qui est aux margesde l’Empire. Des films français intellos chiants (FIC) ? Si ça peut faire plaisir au camp d’en face cette caricature-là, aprsè tout pour quoi pas ? On accepte sans réserve la petite réserve indienne pour Renoir, Truffaut, Rozier, Pialat, Rivette, Desplechin et les autres. On accepte le sectarisme à sens unique. On pourrait même accepter la dictature commerciale qui fait que si un film fait 5 millions d’entrées, il ne peut être que foncièrement bon… Foutaises, foutaises,… Mais, non, ici plus qu’ailleurs, on tiendra bon sur sur l’indépndance d’esprit et l’esprit libre. Quitte à dire à l’antenne tout le mal qu’on pense du nouveau film de Patrice Chéreau.Ah ! ça ira !« Enchante ta nuit de beaux rêves. »V.D.

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