450 000 téléchargements illégaux de films par jour dans notre beau pays du droit d’auteur. Vous avez bien lu : 450 000 ! C’est à peu de chose près le nombre de spectateurs qui vont chaque jour dans une salle de cinéma en France. Pour aller vite , les cinéphiles d’ici sont pour moitié des pirates et pour moitié de pauvres imbéciles qui pensent que la culture ne peut être gratuite ! Dans le cas présent, moi, j’aime les imbéciles et je les souhaite heureux. Heureux de ne pas participer au développement de pratiques qui à terme mettront en cause la production même des films et la rémunération des artistes. Que les choses soient claires : l’écrasante majorité des téléchargements illégaux concernent des films actuellement en salles et non des films patrimoniaux dont l’exploitation commerciale serait terminée depuis belle lurette. On sait qu’un projet de loi sera bientôt examiné par le Parlement. Il vise à instaurer une riposte graduée aux « attaques » des pirates contre la pérennité des réseaux culturels traditionnels et nécessaires. Il est soutenu par nombre de professionnels de cinéma, dans une alliance qui va symboliquement de Catherine Breillat à Gérard Jugnot en passant par Bertrand Tavernier, et c’est tant mieux. Parfois, le consensus a du bon. La phrase du jour ? « Débinez les flics, vous avez raison, ce sont des gens qu’il vaut mieux ne pas fréquenter, c’est pas du monde bien… Seulement, quand c’est vous qui serez assassinée, vous serez bien contente de venir nous chercher. »L’inspecteur Antoine, alias Louis Jouvet, à Jenny, alias Suzy Delair, dans « Quai des Orfèvres » d'Henri-Georges Clouzot

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