J’ai acheté ce matin en kiosque un nouveau magazine bimestriel intitulé « Scénaristes ». Non sans un certain pincement au cœur. Avec quelques inconscients, j’ai fondé à l’automne 1998 « Synopsis » le premier magazine français consacré au scénario et j’en ai assuré sa direction jusqu’en 2004, soit un an avant sa disparition corps et biens touché-coulé par des margoulins helvétiques amoureux de la presse écrite comme moi des films de Franck Dubosc. Ce fut une fantastique aventure éditoriale et humaine dont seule l’issue désastreuse m’a laissé un goût amer dans la bouche.Alors ce serait mentir que d’affirmer que la naissance d’un nouveau magazine sur un « créneau » identique à celui de « Synopsis » ne provoque en moi aucune émotion. C’est le contraire qui est une évidence. Loin de moi l’idée de faire ici une lecture critique de ce magazine. L’ironie me viendrait un peu trop facilement sur les lèvres, en évoquant par exemple un dossier de couverture qui fut l’une des rubriques phares et récurrentes de… « Synopsis ». Rien de neuf sous le soleil, voilà tout. Nous étions les premiers et il est facile de faire les fiers. Nous avions en outre l’immense avantage de ne pas être , à l’inverse de « Scénaristes » l’émanation d’un syndicat professionnels de scénaristes (l’Union-Guilde des scénaristes) et par conséquent de ne pas avoir à tenir un discours corporatiste. Je constate simplement que dix ans plus tard, les difficultés demeurent telles que nous les rencontrions alors : les rubriques Livres et DVD « oublient » quelque peu l’idée scénario et se transforment en banales rubriques de magazines de cinéma. Pas facile de tenir la note jusqu’au bout, je le reconnais !Une chose m’amuse : je découvre dans l’équipe de rédaction le nom de Valérie Ganne présente dans l’aventure « Synospis » dès le premier numéro. Elle fait le lien et c’est très bien.Quoi qu’il en soit, je reste convaincu que l’objet scénario, même transitoire, mérite un traitement particulier. C’est le but que se fixe « Scénaristes »à qui l’on souhaite donc une longue et belle vie, un beau scénario quoi !Post Scriptum : Soucieux de respecter la Fête du Travail, le blogueur vous donne rendez-vous dimanche. D’ici là, reposez-vous bien !La phrase du jour ?« Quand les types de 130 kg disent certaines choses, ceux de 60 kg les écoutent. »Rocco, alias Jean-Paul Belmondo, dans « Cent mille dollars au soleil » écrit par Michel Audiard

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