On pouvait s’y attendre et, sans me vanter ( !), j’avais quelque peu anticipé le mouvement ici-même après la projection cannoise du chef-d’œuvre de Jacques Audiard, « Un prophète ». Avant peut-être le Ministère de la Justice, les personnels de l’Administration pénitentiaire, les Musulmans de France, les immigrés italiens et d’autres encore, les autonomistes-indépendantistes-nationalistes corses ont ouvertement déclaré une guerre juridique au film d’Audiard. L’Assemblée de Corse est à ce jour saisie de deux motions émanant l’une de Corsica Libera, l’autre du Parti de la Nation corse. La première s’insurge et va jusqu’à dénoncer le « caractère raciste » du film. La seconde envisage que ces « diatribes anti-corses » fassent l’objet de poursuites judiciaires. Il s’est en outre trouvé un député corse de l’UMP, Monsieur Sauveur Gandolfi-Scheit, pour entonner un couplet identique.

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