Chaque semaine, dans YesWeCult la team culture de la rédaction de France Inter donne ses préférences du moment. Cette semaine, un tour par le festival international de la BD à Angoulême, Albert Dupontel cinéma, Pio Marmaï au théâtre et un marivaudage 2.0 dans le dernier roman de Camille Laurens.

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Commando Culotte
Commando Culotte © Mirion Malle

La dessinatrice Mirion Malle a scruté toute la pop culture du moment pour voir comment on y traite les femmes. Dans le cas de Game of Thrones , par exemple, elle constate que tout le monde est a priori enthousiaste de voir les personnages féminins de la série, mais au final elle relève quelques gros clichés sexistes, note que le viol est utilisé pour choquer le spectateurs. Les femmes sont sexys bien sûr mais au final très mal traitées et les personnages féminins n’ont pas de solidarité entre elles.

Pour Barbie, sur un site j’avais vu qu’elle était comparée à Musclor, pour dire que les hommes aussi sont victimes de préjugés sexistes. C’est vrai mais Musclor est doté de caractèristiques positives, comme la force ou l’action, le fait que ce soit un personage de leader, c’est plus valorisant que de voir une fille dont les atouts sont d’être mince, jolie, accaparée par son apparence et ses vêtements. Dans les deux cas ce sont deux corps exceptionnels, mais dans le cas de Barbie c’est un modèle de perfection à atteindre pour les jeunes filles alors que ce n’est pas le cas pour les garçons vis-à-vis de Musclor. Mirion Malle

Mirion Malle est présente au Festival International de la BD à Angoulême, où elle présente ce Commando Culotte , directement tiré de son blog. Pour sa première participation au festival, elle met les pieds dans le plats, et se retrouve au coeur du débat de cette édition 2016, la place des femmes dans la BD.

Le nouveau roman de Camille Laurens

camille Laurens
camille Laurens © MaxPPP

Les femmes ont-elles une date de péremption ? C’est l’une des questions soulevées dans le dernier roman de Camille Laurens. Le « Va mourir ! » qu’un malotru lance un jour à l’héroïne produit en elle une déflagration . « Les hommes apprennent la mort aux femmes », dit la narratrice. Celle que vous croyez (Gallimard) est le portrait d’une femme de 48 ans. Professeure, divorcée, Claire se crée un faux profil sur Facebook pour espionner un amant volage. Derrière son écran, et grâce à une photo d’emprunt, elle devient Claire, une jolie brune de 24 ans, apprentie photographe. Hélas pour elle, dans ce marivaudage 2.0, elle finit par se brûler les ailes. Un roman gigogne sur les tourments de l’amour et du désir. Un texte plein d’une rage jubilatoire, incisif et raffiné, conçu comme un jeu de miroirs diabolique pour le plus grand plaisir du lecteur.

La fin du monde est proche, tous au cinéma avec Bouli Lanners

Les premiers les derniers
Les premiers les derniers © Radio France

Notre société est à l’agonie, la fin du monde est proche. Heureusement tout n’est pas foutu puisque pour Bouli Lanners l’homme est naturellement bon. Le comédien réalisateur sort sur les écrans cette semaine son quatrième long métrage Les Premiers les Derniers . Un très beau film sur l’errance des paumés, à mi-chemin entre le western et le road movie qui met en scène un couple aux airs de vagabons Esther et Willy, ainsi qu’un duo de chasseurs de prime

incarnés par Albert Dupontel et Bouli Lanners. Leur mission, retrouver la trace d’un téléphone portable dont le contenu pourrait semer le chaos. Un film sombre mais positif qui donnera à tous l’envie de croire en l’homme.

Ne manquez pas Pio Marmaï dans Zucco

Pio Marmaï dans Zucco
Pio Marmaï dans Zucco © radio-france / Jean-Louis Fernandez

Pio Marmaï incarne Zucco. au TGP Saint-Denis jusqu'au 20 février (avant Caen, Orléans et Clermont-Ferrand. Zucco est le personnage de la pièce de Bernard-Marie Koltès, la dernière écrite par le dramaturge français, un an avant sa mort en 1989. Elle s’inspire des affres du tueur en série italien Robert Succo qui avait défrayé la chronique judiciaire dans les années 80. Comme Zucco, Pio Marmai magnétise et transforme tous les personnages qu’il rencontre sur son parcours professionnel. Doux en surface, écorché de l’intérieur, Pio Marmaï dégage une force animale impressionnante et incarne merveilleusement bien la complexité de ce personnage.Retrouvez la critique de Stéphane Capron >

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