INFO FRANCE INTER - Parce qu'ils estiment qu'un "simple plan de relance ne suffira pas", ces élus de sensibilités différentes appellent les Français à soumettre leurs propositions sur une plateforme en ligne.

Ces parlementaires appellent à réfléchir collectivement à "un grand plan de transformation de notre société et de son économie"
Ces parlementaires appellent à réfléchir collectivement à "un grand plan de transformation de notre société et de son économie" © Getty / DrAfter123

Il veulent dès maintenant préparer le monde de l'après-coronavirus : cinquante-huit parlementaires issus de différents partis politiques signent ce samedi une tribune dans laquelle il appellent à réfléchir collectivement à "un grand plan de transformation de notre société et de son économie". 

Face à cette crise sanitaire, qui a "violemment révélé les failles et les limites de notre modèle de développement", écrivent-ils, "un simple plan de relance ne suffira pas". Ces députés appellent tous les Français - en s'appuyant sur les universitaires, les think tanks, les élus locaux - à partager leurs idées sur une plateforme numérique. Ainsi, pendant un mois, chacun est invité à formuler ses propres propositions.

Premières pistes

Afin de lancer les débats, les 58 signataires de la tribune ont déjà inscrit un certain nombre d'idées. Par exemple ? Les hôpitaux et les Ehpad devraient être placés en dehors de la loi du marché. Une partie de l'activité industrielle devrait être délocalisée dans notre pays. Ils préconisent aussi de sérieusement nettoyer les règles budgétaires européenne ou encore un congé parental plus équilibré entre femme et homme. 

Dans le cadre de cette consultation baptisée #LeJourDaprès, des ateliers en ligne sont prévus. "Des communautés techniques seront aussi mobilisées pour un travail d’analyse de données", précisent les parlementaires, qui promettent une synthèse des propositions pour la mi-mai. 

Parmi les signataires, plus des trois-quarts sont issus de l'aile gauche de la majorité (Guillaume Chiche, Émilie Cariou ou Aurélien Taché par exemple) ou l'ont récemment quittée, à l'image de Cédric Villani, Jennifer de Temmerman ou de Matthieu Orphelin. Pour l'instant, ils défendent tous cette plateforme numérique, qui pourrait devenir dans quelques semaines... une nouvelle plateforme politique.

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