Mardi, la jeune Suédoise Greta Thunberg, engagée dans la lutte pour l'environnement, vient à l'Assemblée nationale rencontrer des élus français. Ce rendez-vous est dû à l’initiative d'un groupe nommé "Pour le climat, accélérons", qui compte plus de 160 députés, alors même que l'hémicycle a rarement été aussi peu vert.

Greta Thunberg, à Caen ce 21 juillet
Greta Thunberg, à Caen ce 21 juillet © AFP / Artur Widak / NurPhoto

"Je veux que vous paniquiez" : cette fois, Greta Thunberg le dira peut-être en français. C'est ce mardi le grand jour : la jeune égérie de la cause du climat sera à l'Assemblée nationale pour parler environnement avec les députés français, accompagnée de trois jeunes français qui ont participé aux grèves lancées par la jeune Suédoise chaque vendredi. Pilotée par le bras droit de Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin, la rencontre a été initiée par un groupe transpartisan nommé "Pour le climat, accélérons", qui compte 162 députés.

Paradoxalement, Greta Thunberg va prendre la parole dans une Assemblée qui a rarement été aussi peu verte. Car en réalité, la situation des écologistes pur jus n'a jamais été aussi faible au Parlement français. Avant 2017, au Palais Bourbon, ils étaient un groupe de 18 avec des personnalités au verbe haut, comme Noël Mamère ou Cécile Duflot, pour ne citer qu'eux. 

Les anciens d'EELV éparpillés

Depuis 2017, l'écologiste est une espèce en voie de disparition. Plus de groupe parlementaire, et des personnalités éclatées entre les différents partis. Barbara Pompili, députée verte de la Somme, a complètement disparu des radars sonores depuis qu'elle a rejoint le parti présidentiel. Et dans le même temps, La République en Marche, qui avait réussi son OPA sur la plupart des anciens d'Europe Écologie - Les Verts, en a fait fuir un certain nombre. 

Ceux-là, on les retrouve dans le groupe dissident Libertés et Territoires. Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, a quant à lui claqué la porte et forme aujourd'hui une sorte de groupe écologiste à lui tout seul. Pas étonnant qu'on lui doive l'organisation de la venue de la jeune suédoise qui, si l'on en croit ses récentes interviews, ne devrait pas épargner les parlementaires qui s'apprêtent, le même jour, à ratifier le CETA, un traité de libre-échange pas exactement écolo-certifié.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.