Après la Chine, c'est au-dessus de l'Italie que s'est arrêté le satellite de la mission Copernicus Sentinel-5P : il nous montre, une nouvelle fois, que si l'épidémie de coronavirus a bien un effet positif, c'est sur la pollution de l'air.

La ville de Milan et son air pollué, photographiée début février 2020.
La ville de Milan et son air pollué, photographiée début février 2020. © AFP / Miguel Medina

C'est sans doute l'un des rares effets positifs de la crise sanitaire autour du coronavirus : elle diminue la pollution de l'air. Des photos satellites, au-dessus de la Chine, l'avaient déjà montré début mars. L'Agence spatiale européenne a publié vendredi de nouvelles données qui montrent une diminution assez flagrante de la pollution atmosphérique au dessus du Nord de l'Italie, depuis que le confinement à large échelle est en vigueur

De récentes données provenant de la mission Copernicus Sentinel-5P, satellite le plus performant au monde pour observer la pollution atmosphérique, révèlent en effet un déclin de la pollution atmosphérique, en particulier des émissions de dioxyde d’azote, au-dessus de l’Italie. 

Une réduction particulièrement visible dans le nord du pays, qui coïncide, selon l’ASE, avec sa mise en quarantaine nationale pour empêcher la propagation de l’épidémie de coronavirus. On aperçoit effectivement une tâche rouge se transformer en jaune pale entre début janvier et le 11 mars, au-dessus de la vallée de Pô, région industrielle. 

"Sûrement bientôt des images pour la France"

Les émissions de dioxyde d'azote, essentiellement liées à l'industrie et au trafic routier, sont donc en nette diminution, détaille  Simonetta Cheli, du département "observation de la Terre" de l'Agence spatiale européenne. "Cette baisse est en évolution depuis janvier. Elle est importante en général, pas seulement en Italie. On a repéré ces évolutions en Chine et un peu partout en Europe. Il y a une tendance de forte diminution sur plusieurs zones du monde", précise-t-elle. 

Et chez nous ? Pas encore de données assez précises, mais il y aura "sûrement bientôt des images qui concerneront la France".

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