À l'heure où le monde tente de se relever du coronavirus, tour du monde des lieux publics. Le mythique métro new-yorkais permet en temps normal à plus de 5 millions de personnes de se déplacer, quotidiennement, pour aller travailler. A l’heure de la crise sanitaire, il est surtout un miroir des inégalités.

Avec plus de 470 stations réparties sur 24 lignes, le métro de New York est le plus étendu au monde. C’est "le souffle de vie" de la ville, selon le maire Bill de Blasio.
Avec plus de 470 stations réparties sur 24 lignes, le métro de New York est le plus étendu au monde. C’est "le souffle de vie" de la ville, selon le maire Bill de Blasio. © Radio France / Loig Loury

1. Le "souffle de vie" au ralenti

Pour la première fois depuis 1904, le métro de "la ville qui ne dort jamais" s’arrête la nuit, quelques heures, pour nettoyage.
Pour la première fois depuis 1904, le métro de "la ville qui ne dort jamais" s’arrête la nuit, quelques heures, pour nettoyage. © Radio France / Loig Loury

C'est le réseau de transports ferrés urbains le plus étendu au monde. La Metropolitan Transportation Authority, la société qui gère le métro new-yorkais, exploite plus de 470 stations réparties sur 24 lignes. Au total, ses quelque 8 800 wagons roulent sur 3 350 km de rails.

Pour le maire Bill de Blasio, ce réseau est "le souffle de vie" de New York. Un réseau qui, depuis deux semaines – c'est une première depuis la création du métro de "la ville qui ne dort jamais" le 27 octobre 1904 – s’arrête quelques heures chaque nuit pour nettoyage.

2. Un désert souterrain

Avec désormais moins de 500 000 passagers par jour, selon l'autorité métropolitaine des transports (MTA), le trafic a chuté de plus de 90%. Pour beaucoup, des "travailleurs essentiels".
Avec désormais moins de 500 000 passagers par jour, selon l'autorité métropolitaine des transports (MTA), le trafic a chuté de plus de 90%. Pour beaucoup, des "travailleurs essentiels". © Radio France / Loig Loury

À deux pas du World Trade Center, la gare de l’Oculus, d’ordinaire grouillante, est quasi vide. Et ce n'est pas une exception. Le métro de New York, qui transporte chaque jour quelque 5 millions de passagers, ne reçoit pas plus de 500 000 voyageurs quotidiens aujourd'hui.

À l'instar de Anne, employée dans les services à la personne et qui, comme les livreurs, les caissiers, les soignants, compte au nombre des travailleurs dits "essentiels" :

Je ne veux pas que ma fille me donne de l’argent, alors je travaille. Mais j’ai peur.  

3. Des mesures sanitaires inédites

Dans les stations, des messages dissuadent les usagers sans protection de prendre le métro.
Dans les stations, des messages dissuadent les usagers sans protection de prendre le métro. © Radio France / Loig Loury

Outre les travailleurs essentiels, rares sont les new-yorkais à s'aventurer dans le métro. "Portez un masque… ou revenez plus tard",  peut-on lire sur un écran lumineux. Une façon se se préserver, mais aussi de protéger les ceux des 75 000 employés de la Metropolitan Transportation Authority qui, eux n’ont pas le choix de descendre dans le métro. Plus d’une centaine sont morts depuis le début de la crise.

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