113 milliards de dollars, c’est ce que pourrait coûter l’épidémie de coronavirus au secteur du transport aérien, si l’on en croit les prévisions de l’association internationale du transport aérien (IATA) qui regroupe 290 compagnies aériennes dans le monde.

La crise du coronavirus a déjà d'importantes répercussions sur le transport aérien
La crise du coronavirus a déjà d'importantes répercussions sur le transport aérien © AFP / Handout / Fiumicino airport press office

Le coût de la crise du coronavirus pour les compagnies aériennes devrait s'élever à 113 milliards de dollars, selon l'association internationale du transport aérien (IATA). Un chiffre qui provoque la panique dans les compagnies aériennes car cela pourrait représenter jusqu’à 19% de l’ensemble des revenus mondiaux de l’aérien en 2020. 

De surcroît rien ne permet de penser que la situation va s’améliorer. Si l’on regarde le seul indicateur des achats de billets, on constate que les réservations pour des vols à destination de l’Europe en provenance du continent américain, de l’Asie et de l’Afrique, ont chuté de 79% rien que la semaine dernière.

Une situation que l’on constate aussi en regardant la fréquentation des aéroports. Pour le moment Paris Aéroport ne communique pas de chiffres officiels, mais la fréquentation de Roissy Charles de Gaulle et d’Orly serait en baisse de 10%.

Du cote des compagnies aériennes, on s’adapte. Air France a redéployé les avions qui desservaient la Chine vers d’autres destinations. Lufthansa a pris une mesure plus radicale en clouant au sol 150 appareils aux couleurs de la compagnie allemande, mais aussi de ses filiales Swiss, Austrian Airlines et Eurowings. La compagnie aérienne portugaise TAP a annoncé jeudi la suppression de près de 1 000 vols en mars et en avril.

Mais pour d’autres c’est déjà trop tard. Ainsi à Londres on estime que le coronavirus a précipité la chute de la compagnie britannique Flybe. À Oslo, la compagnie à bas coût Norwegian a annoncé la suppression de 22 vols long courriers entre l’Europe et les États-Unis, au moins jusqu’au début du mois de mai. Résultat : l’action de la compagnie a chuté de 3,9%. Un nouveau coup dur quand on sait que l’action de Norwegian avait déjà chuté de 52% au début de l’année.

Réunion de crise à Bruxelles

Face à l’urgence de la situation, les principales compagnies aériennes européennes se sont réunies mardi dernier à Bruxelles. À l’issue de la rencontre certains patrons de compagnies reconnaissaient que l'épidémie de coronavirus pourrait faire des victimes chez les compagnies les plus fragiles. Pour les autres il faudra faire avec une baisse moyenne des actions en bourse de 20 à 25%.

Une situation qui pourrait avoir des répercussions dans le secteur de la construction aérienne. On évoque un possible ralentissement de la construction des avions dans les prochaines semaines, sans que cela soit pour le moment confirmé officiellement tant chez Boeing que chez Airbus.

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