Emmanuel Macron préside, ce mercredi, un nouveau conseil de défense sanitaire. L'hypothèse d'un reconfinement de la région Île-de-France n'est pas sur la table. Par contre, l'allongement des journées et surtout l'arrivée de l'heure d'été, seront certainement à l'ordre du jour de la réunion.

Un nouveau conseil de défense sanitaire, autour du chef de l'État, se tient ce mercredi
Un nouveau conseil de défense sanitaire, autour du chef de l'État, se tient ce mercredi © AFP / POOL / Thibault Camus

"La pression ne cesse de monter", avoue un conseiller ministériel. "Les longues soirées d’hiver à la maison, ça passe. Mais quand vient le printemps, ça casse". Au sein du gouvernement, on se demande jusqu'à quand les Français vont accepter ce couvre-feu à 18h. Dans 10 jours, l’hiver s’en va. Dans un peu plus de deux semaines, l’heure d’été revient. Dimanche 28 mars, le soleil se couchera à 20h15 (à Paris). "Le ministère de la Santé étudie sérieusement la question", admet l’Élysée, "ça risque de devenir compliqué". Mais, décaler le couvre-feu à 20h, c'est évidemment ouvrir la porte aux apéritifs, aux retrouvailles après le travail.

La seule certitude, c'est que, sur cette question, il n'y aura pas de carte de France. Pas question de décaler le couvre-feu, ici ou là, à 19h ou 20h selon la situation épidémique, comme le souhaiterait la maire de Paris, entre autres. "Ce doit être partout pareil si on veut qu’il soit respecté" affirme un proche d’Emmanuel Macron.

Possible statu quo

Ce mercredi matin, le chef de l’État va refaire un point épidémiologique. "On n’y comprend pas toujours grand-chose", admet un de ses proches, avec des zones où l’incidence baisse, les réanimations augmentent, et inversement, des départements où les variants sont omniprésents sans hausse des contaminations.

Face à une carte de France très disparate, pas de décision nationale immédiate, peut-être "des mesures locales et proportionnées" selon la saturation des hôpitaux. En cas de statu quo, le Premier ministre n’animera pas la conférence de presse de jeudi pendant laquelle, quoiqu’il arrive, le ministre de la Santé insistera sur les tests. Les Français se font de moins en moins tester : là aussi, la lassitude s’installe.