Plus de la moitié de la population israélienne a reçu au moins une dose du vaccin et plus d'un tiers a reçu les deux doses requises. Mais cela reste encore insuffisant pour atteindre l'immunité collective. Pour convaincre les sceptiques, le gouvernement adopte donc une série de mesures parfois controversées.

Un centre de vaccination mobile à Jérusalem.
Un centre de vaccination mobile à Jérusalem. © AFP / Mostafa Alkharouf / Anadolu Agency

Debout dans un centre de vaccination, mégaphone à la main, Benyamin Netanyahou appelle les gens à se faire vacciner. Et comme les juifs célèbrent ces jours-ci la fête joyeuse qu'est Pourim, il explique à un homme déguisé tour à tour en clown ou en chien, en savant-fou, puis en bébé, combien le vaccin est important et efficace.

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Toujours prêt à payer de sa personne, le Premier ministre israélien a diffusé cette vidéo humoristique et pédagogue pour convaincre les Israéliens encore rétifs au "khissoun", le vaccin en hébreu.

Bien qu'Israël batte les records en terme de vaccination, cela reste encore insuffisant pour atteindre l'immunité collective. Les autorités sanitaires estiment qu'un million de personnes au-delà de 16 ans ne se sont pas encore présentées dans un centre de vaccination.

Partage des données personnelles et bracelet électronique

Comme la communication ne suffit pas, le gouvernement israélien a fait adopter une loi par 30 voix contre 13 au Parlement. Celle-ci stipule que, pendant trois mois, les collectivités locales et des fonctionnaires de l'Éducation et de la Santé pourront accéder aux coordonnées des personnes non vaccinées.

Selon le communiqué de la Knesset, le Parlement israélien, il s'agit de "permettre à ces organismes d'encourager les gens à se faire vacciner en s'adressant personnellement à eux"

Les débats ont été tendus. La gauche s'inquiète pour la confidentialité des informations médicales, un député de droite appartenant la majorité lui demande : 

"La confidentialité est-elle plus importante que la vie ?"

Cité par Times of Israel, un syndicat de médecins dit craindre "une rupture de confiance entre la population et les autorités". Le gouvernement promet que les données seront effacées au bout de soixante jours et qu'aucun chantage (à l'emploi, aux allocations ou autre) ne pourra être réalisé. 

Par ailleurs, Israël lance une expérimentation à partir de dimanche sur 100 personnes : tout individu entrant en Israël sera mis en quarantaine. Soit dans un hôtel spécial, soit à domicile mais avec un bracelet électronique.