Ce samedi, Florence Parly, la ministre des Armées, se rend à Lyon pour le baptême de promotion de l’école de santé des armées, et tracer la feuille de route du Service de Santé des Armées pour les années à venir. L'occasion de faire un point sur la Covid-19 dans l'armée après l'épidémie à bord du Charles de Gaulle.

Le porte-avions Charles de Gaulle
Le porte-avions Charles de Gaulle © AFP / STRINGER

Le Service de Santé des Armées qui, comme le reste des armées ou comme la police, a été soumis à une cure d’austérité sous les précédents quinquennats, a dû faire face à la crise de la Covid-19, en particulier avec l’épidémie à bord du porte-avions Charles de Gaulle. Le bâtiment nucléaire de la Marine Nationale avait dû interrompre sa mission au printemps dernier : plus des deux tiers de l’équipage avaient été infectés par le coronavirus. 

Aujourd'hui, civils et militaires sont touchés dans les mêmes proportions  

Au 25 septembre dernier, un peu moins de 3 400 cas de Covid-19 ont été enregistrés au sein des armées depuis le début de la crise sanitaire. Le taux de positivité est de l’ordre de 5,3% contre 7,16% dans le reste de la population, des chiffres donnés par le Service de Santé des Armées. 

Les tests réalisés en dehors du Service sont, quant à eux, comptabilisés dans les statistiques de la santé publique. Ce qui laisse à penser qu’il y a peu de différences entre les militaires et le reste des Français, selon le cabinet de Florence Parly.   

Des règles strictes pour préserver les missions

Tous les soldats qui partent ou reviennent d’opérations extérieures sont, eux, soumis à des règles strictes avec mise en quarantaine préventive, tests PCR avant le départ et au retour. 

Ceux qui sont testés positifs sont majoritairement asymptomatiques, comme cela avait été le cas des quelque 2 000 marins du porte-avions au printemps dernier, à l’instar des jeunes Français âgés de 20 à 30 ans, rappelle le ministère des Armées. 

2 000 tests par jour

"Le Service de Santé des Armées est capable de réaliser 2 000 tests PCR par jour sur le territoire national" a expliqué sa directrice, Maryline Gygax Généro, devant les Sénateurs la semaine dernière. À cela, il faut ajouter un millier de tests sur les théâtres d’opérations extérieures.  

Quant au risque d’une seconde vague, le SSA pourra apporter son soutien. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, Florence Parly souhaite que ce service se recentre sur ses missions premières : celle de soigner les militaires engagés (ils sont aujourd’hui plus de 30 000 dont 5 100 au Sahel), et celle de poursuivre l’enseignement et la formation de cette médecine d’urgence, qui permet de prendre en charge et de rapatrier un soldat en 24 heures. Actuellement, le SSA représente un peu moins de 1% du système de santé publique avec 2 500 médecins et huit hôpitaux d’instruction des armées (HIA) qui accueillent 80% de non-militaires.

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