"Des espoirs nouveaux qui renforcent notre arsenal anti-Covid", a expliqué Olivier Véran a propos des anticorps monoclonaux, médicament qui vient d'être autorisé en France pour les patients les plus à risque de formes graves de Covid-19.

Les anticorps monoclonaux sont déjà autorisés aux États Unis. Ici un patient reçoit une injection de Bamlanivimab au Tufts Medical Center à Boston
Les anticorps monoclonaux sont déjà autorisés aux États Unis. Ici un patient reçoit une injection de Bamlanivimab au Tufts Medical Center à Boston © Getty / The Boston Globe / Craig F. Walker

Des nouvelles molécules dans le traitement contre le coronavirus arrivent en France. Olivier Véran a annoncé ce jeudi l'utilisation d'anticorps monoclonaux, il s'agit du Bamlanivimab du laboratoire Eli Lilly. Des anticorps de synthèse, destinés aux patients à risque de forme grave et qui sont au début de l'infection.

Le travail des anticorps monoclonaux c'est de bloquer l'entrée du virus dans les cellules, de l'empêcher de poursuivre sa propagation dans l'organisme. C'est comme reproduire l'action du système immunitaire dans la production d'anticorps, mais en plus rapide.

Ce traitement est destiné aux personnes âgées ou à risque de forme grave, il doit être administré cinq jours, au plus tard, après le début de l'infection, à l'hôpital, par voie intraveineuse.

Les anticorps monoclonaux  peuvent-il aussi bloquer les variants ?

Le professeur Hervé Watier, chef du service d'immunologie du CHU de Tours explique que cet anticorps "marche sur le virus historique et on sait qu'il marche aussi sur le variant britannique. À priori il ne marche pas sur le sud-africain et le brésilien. On espère avoir dans les prochaines semaines d'autres anticorps et notamment le cocktail de Régénéron, celui qu'avait reçu Trump" décrit-il. "Comme on a deux anticorps, si l'un est impacté par un variant, l'autre peut ne pas l'être. Ce cocktail de deux anticorps permet d'être plus efficace sur les variants, d'avoir une palette plus large d'efficacité. Ça devrait réduire les réanimations et les hospitalisations et ça c'est toujours bon à prendre dans le contexte actuel.".

83 centres hospitaliers viennent de recevoir ce traitement déjà autorisé aux États-Unis, en Allemagne et en Italie.