Face à la crise sanitaire, les universités pourraient devoir cesser leurs activités en présentiel. Avec le nouveau confinement qui s'annonce, les facs risquent de devoir uniquement fonctionner en télé-enseignement et en télétravail. Une décision que les dirigeants d'universités redoutent.

Les présidents d'Université comme le ministère souhaitent garder les étudiants en présentiel le plus longtemps possible.
Les présidents d'Université comme le ministère souhaitent garder les étudiants en présentiel le plus longtemps possible. © AFP / VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / HANS LUCAS

S'il y a confinement, "on prendra acte, on basculera en télétravail, la mort dans l’âme", confie un président d'université. Garder les amphis ouverts, même a minima, même en mode dégradé le plus longtemps possible, a été jusqu'ici l'objectif des dirigeants de l'enseignement supérieur.  

À la rentrée de septembre, beaucoup de choses ont été organisées pour maintenir les campus ouverts au moins jusqu'aux examens de décembre : la mise en place d'une jauge maximum de 50 % d'étudiants en présentiel, des aménagements en salle de TP, les horaires décalés dans les restaurants universitaires et les bibliothèques... 

Ne pas perdre les étudiants les plus fragiles

Pour les dirigeants d'université comme pour le ministère, le but est de ne pas perdre les étudiants les plus fragiles, les premières années par exemple, des jeunes peu familiarisés avec le monde universitaire, ceux qui pourraient être les plus enclins à décrocher. Un nouveau confinement serait encore plus compliqué pour ces derniers puisqu'il intervient, cette fois-ci, au premier semestre. Les nouveaux étudiants ne connaissent pas bien leurs professeurs, leurs camarades et les réflexes d'étudiants ne sont pas encore acquis. 

Du côté des professeurs, la plupart s’estiment maintenant rodés : ils savent désormais faire cours à distance. Ils espèrent maintenant éviter un décrochage, qui pourrait être rapide et massif.