Alors que la demande de tests augmente et que la technique des tests PCR demande parfois plusieurs jours (le temps d'avoir un rendez-vous, puis les résultats) les tests salivaires sont-ils l'alternative ?

Moins invasifs et plus rapides, les test salivaires sont-ils la solution ?
Moins invasifs et plus rapides, les test salivaires sont-ils la solution ? © Radio France / Hans Lucas / Frédéric Scheiber

Ils sont rapides et moins invasifs que le test PCR (beaucoup de Français craignent la technique de l'écouvillon enfoncé dans les fosses nasale). Les test  salivaires vont-ils monter en puissance ?

Le principe est simple : un peu de salive recueillie grâce à une pipette ; un échantillon placé dans un boitier chauffé et une lecture à base d'un réactif coloré.

Pour autant cette technique est réservée aujourd'hui à des lieux où la pratique du test PCR est compliquée, confirme Franck Molina. Il est directeur de recherche au CNRS et à la tête du laboratoire Sys2diag qui a mis ces tests salivaires au point : "Ils sont plutôt utilisés dans une pratique où les tests classique naso-pharyngé de laboratoire ne peuvent pas convenir", explique le chercheur. "C'est utile, par exemple, dans les aéroports parce que justement on peut avoir une réponse rapide et, là, le test fait office de filtre de sécurité. Les pompiers sont intéressés de pouvoir savoir si la personne qu'ils prennent en charge est infectieuse ou non, ça leur permet de guider leurs gestes. Utiles aussi pour certains handicapés ou cas psychiatriques pour lesquels il est difficile de faire le prélèvement."

Si le virus se montre plus présent à la rentrée, faudra-t-il tester davantage et le test salivaire montera-t-il alors en puissance ? "Nous sommes assez confiants : la technologie est très performante, le prélèvement salivaire donne des réponses", précise Franck Molina, "mais c'est vrai qu'on n'a pas non plus suffisamment de recul, alors on va y aller pas à pas et il n'est pas dit qu'un jour le test salivaire ne remplace le test naso-pharyngé. C'est en progression. Pour l'instant, on comble les manques avant d'aller le remplacer."

Avant les laboratoires c'est donc dans les lieux où la réponse rapide est impérative que les tests salivaires vont se développer. Ce devrait être bientôt le cas de l'aéroport de Roissy.

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