La loi Devaquet, l'inauguration du Musée d'Orsay, l'assassinat de Georges Besse, les débuts de la cohabitation, la mort de Coluche et Simone de Beauvoir, la catastrophe de Tchernobyl, la victoire de Lendl à Roland Garros et le Cesar de 3 hommes et un couffin .

Et pendant ce temps-là sur France Inter...

... la radio parle de télévision.

Marcel Jullian , entouré d’Yves Derisbourg, Michel Valentin et Christine Lamazière, parle non pas de ce que propose la petite lucarne le soir (autant ne pas inciter les auditeurs à déserter la radio pour la télévision !) mais de ce qui a été diffusé la veille.

délit de vagabondage couv Jullian
délit de vagabondage couv Jullian © Radio France

Ou plutôt de prendre comme prétexte les programmes TV pour aborder – en creux ou en déliés – la vie quotidienne. Ainsi, Ecran Total ne s’adresse pas qu’aux téléspectateurs mais à tous les auditeurs.

L'émission détonne aussi et surtout par la personnalité de Marcel Jullian : franc parler et tutoiement, voilà la marque de fabrique de ce touche à tout : scénariste, écrivain, éditeur, ancien président d’Antenne 2 (c’est dire si avec Ecran Total il sait de quoi il parle).

Un poète, un authentique créateur, un touche-à-tout talentueux, imaginatif et généreux. Il savait regarder le monde, les hommes et leur temps avec une rare intelligence

C'est par ces mots que Jacques Chirac, alors Président de la République, saluera en 2004 la disparition de Marcel Jullian.

L’émission est réalisée par Jean Morzadec, qui sera de 1999 à 2002 directeur des programmes de France Inter après avoir été assistant puis réalisateur (Objections, Hexagonale Pousuite…).

Claude Guillaumin présente le 13h

En 1975 Claude Guillaumin rejoint la rédaction de France Inter. A son arrivée, Michel Péricard, alors directeur de l'information, lui confie les journaux du matin ainsi que la revue de presse. Péricard et Guillaumin se connaissent pour avoir travaillé ensemble à "24 hommes sur la une" à la télévision.

Mais son exercice de prédilection c'est le journal de 13h00. Le 13/14 présenté durant plus de dix ans (on reconnaît la voix de Marie-Pierre Planchon en début de journal) :

Claude Guillaumin ne quittera plus France Inter, dont il dirigera la rédaction à partir de 1989, jusqu'à sa retraite en 1993.

Guillaumin c'était une pipe et des cheveux blancs. Une apparence austère et un hobby - une passion même - surprenante : le flipper. Pas pour le regarder, pour y jouer dès que possible.Il a été un des premiers à s’acheter un jeu vidéo portable qu’il cachait dans sa mallette et le directeur de la rédaction qu’il était l’ouvrait dès que possible pour faire une partie discrètement, à l’abri du couvercle.BONUS > le bêtisier de Claude Guillaumin

Foulquier butine...

Les notes d'Europa de Santana reprises par Gato Barbieri... la voix chaude de Jean-Louis Foulquier ..

et tout de suite le décor est planté. Pollen commence.

Foulquier Jean-Louis
Foulquier Jean-Louis © Radio France / Roger Picard

L'émission du "patrouilleur d'étoiles " comme l'appelait Nougaro rassemble chaque jour (elle deviendra hebdomadaire en 1996) les amoureux de la chanson française. Ecouter Pollen c'est partager un moment entre amis à parler de musique, à écouter de la musique, à partager la musique. En coulisses, pour caler les invités et mettre en onde, Pauline Chauvet et Maïté Ada m.Foulquier - entouré des jeunes journalistes Sylvie Coulomb et Didier Varrod - reçoit à sa table des artistes devenus des copains : Ferré, HIgelin, Renaud, Bertignac, Barbara....

En 1986, l'émission est diffusée également sur FR3 :

Confetti ou Confetto ?

Les intonations, le rythme, les références, la réalisation… c’est le plus sérieusement du monde qu’en 1986 Denis Cheissouxreçoit l’historien Jacques Ruggieri (interprété par Jacques Langlois) pour retracer la vraie –fausse) histoire de Giacomo Confetto, l'inventeur (ou presque) du confetti.

Un programme diffusé dans L’oreille en coin, véritable repaire de talents, laboratoire d’idées et temple d’une bande de joyeux lurons.

L'enfer couv 1986
L'enfer couv 1986 © Radio France

Le Prix du Livre Inter est attribué à "L'enfer " de René Belletto (P.O.L.) :

J'entrepris d'écrire, à l'attention de ma mère adoptive, une lettre de suicide que j'enverrais peu avant de me donner la mort, dans trois jours, une semaine, un mois, je ne savais, mais enfin ce serait chose faite, je veux dire écrire cette lettre.Explications, remerciements, pardon sollicité, je t'embrasse et je t'aime, Michel.

Le jury est présidé par le journaliste, historien et écrivain Jean-Noël Jeanneney , alors Président de Radio France et de sa filiale RFI.

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